Saint-Gingolph: autorités suisses et françaises ensemble pour le RER Sud-Léman

Samedi, 80 personnes étaient réunies à Saint-Gingolph pour soutenir la réhabilitation de la voie ferrée entre la France et le Valais. Les autorités suisses et françaises avaient également fait le déplacement.

24 sept. 2018, 17:30
Les personnes présentes ont symboliquement tiré un wagon RegionAlps en direction de la France, samedi à Saint-Gingolph.

Ils étaient environ 80 samedi à la gare de Saint-Gingolph, tirant à l’aide d’une corde un wagon RegionAlps en direction de la France. Ce geste symbolique, organisé par l’association RER Sud-Léman, visait à maintenir la pression pour la réhabilitation de la ligne ferroviaire entre la France et le Valais. «Cet été, nous avons eu des pointes journalières à 12 000 véhicules à la douane. La route n’en peut plus», s’offusque Benoit Grandcollot, président de l’association.

Pour le soutenir dans cette cause, de nombreux représentants des autorités étaient présents. «Le projet ne souffre plus des clivages politiques comme cela a pu être le cas lors du lancement de l’association en 2005. Désormais, que ce soit en France ou en Suisse, il séduit à gauche comme à droite», assure Benoit Grandcollot. 

PRODES comme élément déclencheur

La députée PLR Sonia Tauss-Cornut acquiesce: «Sur les dix-sept représentants chablaisiens au Grand Conseil, quatre étaient présents et tous les autres, dans l’impossibilité de venir, nous ont assurés de leur soutien. Les autorités et la population ont conscience du problème.» 

On prend également la chose au sérieux côté français, comme en attestent les présences de la députée à l’Assemblée nationale Marion Lenne ou de la maire de Saint-Gingolph et présidente du Syndicat intercommunal d’aménagement du Chablais (SIAC) Géraldine Pflieger. «Nous sommes maintenant à un moment clé du projet, avec l’attente d’un passage en priorité 1 dans le programme de développement stratégique de l’infrastructure ferroviaire (PRODES) de la Confédération», explique Géraldine Pflieger. «Si cela est le cas – nous sommes optimistes – des engagements seront pris côté français également.»

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Une décision est attendue courant 2019 à Berne. Actuellement, l’étude de la réouverture de la ligne entre dans sa deuxième phase avec l’analyse du concept d’exploitation, des parkings relais et du réaménagement des gares.