Torgon s'inscrit au mieux dans la ligne directrice des organisateurs du Tour de Romandie

Annoncée étape reine du Tour de Romandie 2019, Torgon s’inscrit au mieux dans la ligne directrice voulue par le directeur Richard Chassot.

10 sept. 2018, 22:19
Xavier Mottet, président du comité d’organisation de l’étape de Torgon  et Richard Chassot, directeur du Tour, main dans la main.

La nouvelle est tombée au début du mois: quarante ans après, le Tour de Romandie repassera du côté de Torgon, pour une étape reine certainement décisive. Un retour aux sources qui ravit Xavier Mottet, le président du comité d’organisation de l’étape: «C’est une joie de pouvoir concrétiser ce projet. Nous voulions marquer le coup pour les 60 ans du tourisme dans notre station», commente-t-il. «De plus, notre souhait est de développer davantage notre offre touristique estivale et le Tour de Romandie sera donc une formidable vitrine pour la région. On veut que cette manifestation laisse un héritage à long terme. Malgré une organisation restreinte dans le temps, nous avons rapidement eu le soutien de la commune de Vionnaz, ce qui montre la détermination de nos collaborateurs à dynamiser la région.»

Un candidat idéal

La proposition de la petite commune du Bas-Valais coïncidait avec la vision des organisateurs du Tour et notamment celle de son directeur Richard Chassot: «Travailler avec Torgon est quelque chose d’inédit. Programmer de nouvelles routes et les faire découvrir à la population est primordial pour nous. Le Tour de Romandie sert aussi de vitrine à notre patrimoine, à nos régions. Le fait de rendre à Torgon une place dans cette édition 2019 permet aux amateurs du cyclisme de voir un axe cyclotouristique empreint d’histoire», explique-t-il.

Un choix des organisateurs également déterminé par des aspects sportifs: «L’avantage de Torgon est que son arrivée sera au sommet, à La Jorette. Cette ultime montée se déroulera dans un cadre idéal, avec une vue magnifique, un pourcentage de pente ainsi que des épingles qui promettront une lutte acharnée entre les coureurs. L’enjeu sportif de l’étape est décisif, car les grimpeurs devront impérativement faire la différence, là où les rouleurs devront limiter la casse avant un contre-la-montre à plat du côté de Genève», conclut-il.

Plusieurs défis à relever

Pour que la fête soit belle dans la station chablaisienne, les organisateurs devront s’adapter aux exigences logistiques d’une telle manifestation. «En quarante ans, le monde s’est beaucoup transformé. Auparavant, il y avait moins de paramètres à prendre en compte», admet Richard Chassot. «La télévision joue maintenant un rôle majeur dans un Tour. Elle sert au sport, aux régions, elle permet de donner de la visibilité aux choses. Il faut donc porter une attention toute particulière aux moyens logistiques à disposition. Dans le cas de Torgon, il faudra s’adapter, trouver des solutions, car la réalité de certaines routes de montagne empêche d’avoir un accès facile pour des engins utilisés pour de grands événements.»


Malgré ces quelques défis à relever, Torgon s’annonce déjà comme une étape de rêve pour 2019, voire dans les années à venir. «Il est possible de revenir ici. Le Tour de Romandie se doit d’avoir des références, des étapes marquantes. Bien sûr, nous devons visiter toutes les régions, mais les liens qui se forment avec les communes lors de notre association font qu’il est plutôt commun de retourner dans des lieux connus», termine Richard Chassot.

Julien Biner