A Morgins, les mercredis de l'été, on murmure à l'oreille des poneys

S’occuper des poneys et les préparer avant de partir pour une balade en forêt, c’est possible dès 6 ans les mercredis matin de juillet et août, au ranch de Morgins.

25 juin 2018, 16:01
Sous l'oeil attentif de l'exploitante Monika Broder, les enfants se familiarisent avec les pensionnaires du ranch.

Monika Broder s’est installée à Morgins en 1990, pour… deux mois. «Je vivais à Sargans et je suis venue ici pour apprendre le français. Je ne suis jamais repartie», raconte-t-elle, avec encore un soupçon d’accent d’outre-Sarine dans la voix. Depuis, la Saint-Galloise a planté profondément ses racines au village, où elle exploite un centre équestre baptisé Le Ranch.

Durant tout l’été, elle ouvre ses portes aux petits dès 6 ans, le mercredi matin, pour leur permettre de se familiariser avec ses protégés et de découvrir la vie de l’écurie. «A un moment donné, plein d’enfants venaient spontanément chez moi, souvent sans être accompagnés d’adultes. Ça devenait un peu dangereux. J’ai décidé de proposer un encadrement. Et l’office du tourisme a intégré cette activité dans son programme estival.»

Des animaux sociables

Durant une heure et demie, une dizaine de bambins – ou de plus grands – s’occupent d’autant de poneys, trois petits, deux moyens et deux grands. «Ils vont les chercher au parc, apprennent à les brosser et les préparent», détaille l’exploitante. Qui explique que cette initiation permet avant tout d’établir un lien: «Les petits adorent le contact avec l’animal. D’autant plus que les miens sont très sociables: ils ne mordent pas, ne donnent pas de coup de pied et aiment se faire tripoter.» 

Une balade en forêt – ou dans le hall du ranch s’il fait mauvais – couronne cette opération séduction. A tour de rôle, les participants montent ou jouent l’accompagnant en prenant la corde pour guider la monture. «A la fin de la séance, même ceux qui avaient un peu d’appréhension au départ sont tout à fait à l’aise», assure Monika Broder. Et chacun a le droit de glisser à son compagnon à quatre pattes d’un jour un morceau de pomme ou de pain en guise de récompense.

De bons petits plats

Après cette première approche, ceux qui souhaiteraient prolonger l’aventure peuvent se tourner vers les camps d’une semaine proposés au ranch. «Ceux qui en font un reviennent souvent plusieurs fois, jusqu’à ce qu’ils aient leur premier copain ou copine», rigole la Morginoise. «Mais je ne sais pas si c’est pour mes chevaux et moi ou pour les bons petits plats que leur concocte ma maman, trois fois par jour!»


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