Swiss Peaks: la question du jour [4/5]

327 courageux se sont élancés dimanche d’Oberwald pour la deuxième édition du Swiss Peaks Trail. Leur objectif: rallier Le Bouveret, 360 kilomètres plus loin. Découvrez chaque jour une question entourant cette course hors norme.

06 sept. 2018, 15:30
Julien Voeffray, directeur de course, en compagnie de Patrick Bohard, vainqueur du Swiss Peaks 360 km.

Sur le plan logistique, comment les organisateurs parviennent à gérer l’ensemble du tracé avec des traileurs répartis sur plus de 200 kilomètres? 

La réponse de Julien Voeffray, directeur de course: «Même s’il n’y a pas de comparaison possible en termes d’efforts fournis, on peut dire que les organisateurs vivent une course dans la course. Au niveau des heures de sommeil en déficit et des kilomètres parcourus, à pied ou en véhicules, les proportions doivent être similaires. 

Notre principale priorité est de garantir la sécurité des participants. Pour cela, il faut avant tout que le balisage soit au top, d’autant plus que les coureurs sont répartis sur de très nombreux kilomètres et que quasiment toutes les portions du parcours peuvent être courues de nuit par l’un ou l’autre des athlètes.

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Si dans l’ensemble tout s’est bien passé jusqu’ici à ce niveau, certaines personnes mal intentionnées – qui refusent que la course traverse leur terrain par exemple – ou certains spectateurs qui veulent conserver un souvenir emportent les piquets de balisage à certains endroits. 

Nous avons également connu des problèmes au niveau du live tracking (ndlr: le suivi en direct des traileurs) mais tout sera réglé pour les prochaines courses. Le système utilisé pour le parcours 360 kilomètres est prometteur, mais pas encore totalement opérationnel apparemment. Nous avons su prouver que nous étions capables de nous retourner et c’est l’important. 

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Au niveau des bénévoles engagés, étant donné l’étendue du tracé, nous n’avons d’autres choix que de faire confiance aux personnes sur place. Certaines ont été mises dans des situations difficiles, au niveau du stress et de la gestion, mais elles ont toutes répondu présent au final. Il y a eu un travail formidable à ce niveau et une belle faculté d’adaptation a été démontrée.»