Coronavirus: incidence et hospitalisations restent stables

Les données épidémiologiques de la semaine du 1er au 7 mars montrent que l’incidence et les hospitalisations dessinent une sorte de plateau. Le virus a désormais presque totalement quitté les EMS.

11 mars 2021, 17:20
Info CMS

Il n’y a désormais plus qu’un EMS en Valais qui soit encore touché par le Covid. Tous les autres ont enfin retrouvé le calme, maintenant que la majeure partie de leurs résidents sont vaccinés. Cet effet de la vaccination se reflète aussi dans le nombre de décès qui a beaucoup baissé tandis que les hospitalisations restent stables à quelque 30 patients depuis quatre semaines. «Cela prouve que le choix des populations à vacciner en priorité était le bon, puisque cela a pour effet de soulager le système de santé et de limiter les cas graves», estime Georges Dupuis, ancien médecin cantonal et épidémiologiste. «Cela va permettre un relâchement lent et progressif des mesures.»

A l’exception de Täsch et de Zermatt qui restent les seuls grands foyers du Valais, et cela depuis début janvier, de nombreuses communes n’ont cette semaine plus aucun cas de Covid détecté. Cette évolution est pour Nicolas Troillet, épidémiologiste et remplaçant du médecin cantonal, une «variation normale au sein de petites populations». 

Georges Dupuis dépeint un tableau plus sombre. «Nous n’avons pas de chiffres sur le nombre de tests effectués par commune. Mais je pense qu’il est légitime de penser que les populations plus éloignées des centres de dépistage se font moins tester. Et cela d’autant plus qu’une forme de lassitude gagne la population», dit-il. «L’exemple de la région de Zermatt montre ce relâchement. Ce qui est gênant de la part de l’Etat, c’est d’avoir attendu aussi longtemps pour se mobiliser.» Des contrôles ont été entrepris dans les entreprises de la région la semaine dernière.

Diminution des tests

Le nombre de tests est d’ailleurs en forte baisse cette semaine en Valais. «La discrépance entre le taux de reproduction (taux R) qui indique que l’épidémie est en progression et le nombre de cas qui reste stable pourrait justement s’expliquer par une baisse du nombre de tests effectués», explique Georges Dupuis. Le taux R est en effet calculé sur la base de nombreux indicateurs et pas uniquement sur le nombre de cas. «La Confédération veut lutter contre cette tendance à la diminution des tests en permettant des dépistages salivaires gratuits et massifs», souligne Georges Dupuis.

335 quarantaines dans les écoles

Si les EMS ne sont désormais plus des lieux de contaminations, les écoles restent très touchées par le Covid. Lors de la dernière semaine écoulée, 35 cas positifs y ont été détectés et 335 quarantaines prononcées. «Tous ces cas ne sont pas liés à des foyers», précise Nicolas Troillet. «Le nombre inclut aussi les cas «individuels», mais des foyers ont été investigués à Sion, Savièse, Monthey, Vouvry et au Bouveret.» 


 

Désormais, selon les échantillons de tests analysés en Valais, près de 92% des infections sont provoquées par les nouveaux variants. «Cela explique peut-être que l’incidence ne baisse plus mais qu’elle stagne à une sorte de plateau à quelques 420 nouveaux cas par semaine», estime Georges Dupuis, les variants étant présumés plus contagieux que le coronavirus. L’incidence est la plus élevée parmi les Valaisans de moins de 65 ans, population pas encore vaccinée et peut-être moins prudente que les personnes à risque. 

Vaccinations: le canton maintient l’agenda prévu

Le rythme des vaccinations se maintient au niveau des semaines précédentes, autour de 6000 doses injectées. Malgré la lenteur de ce processus, le canton maintient sa planification en misant sur la fin de la vaccination des 90 000 personnes à risque d’ici à mi-juin. «Cela est dû aux augmentations annoncées dans les livraisons de doses par la Confédération, dont il est prévu que le rythme va s’accélérer progressivement à partir de la fin mars», explique Nicolas Troillet.