Un garagiste valaisan dénonce la facilité avec laquelle les voleurs peuvent opérer

En quatre jours, un garagiste s'est fait dérobé trois voitures à Collombey.

06 août 2012, 13:01
Une des voitures volées, de 300 chevaux. Vraisemblablement destinée à perpétrer un mauvais coup.

Cambriolé jusqu’à treize fois en douze mois par le passé, pour des véhicules et des pièces détachées, un garagiste n’en peut plus après la dernière série de visites nocturnes dont il a été victime. «Je suis loin d’être le seul à être touché par ce phénomène dans la profession en Valais, mais la taille de mon parc automobile de Collombey attire beaucoup de clientèle nocturne», lâche Régis Udressy. Dernier grave épisode en date de ce feuilleton : à la mi-juillet, un mardi matin, ce patron constate qu’un véhicule a disparu. Le vendredi, rebelote. Et cette fois, deux voitures se sont envolées.

 «Depuis 1998, date de mon arrivée à Collombey, j’ai arrêté de compter les cambriolages et vols. Je sais seulement qu’il y en a eu entre 80 et 90… Je n’ose même plus déclarer tous les vols de peur de voir ma compagnie d’assurance me laisser tomber. Durant ce dernier mois de juillet, on m’a volé en moyenne 5000 francs par jour.»

 Pour des braquages ?

 Quant au mobile des voleurs, le Valaisan n’a aucun doute. «Ils ont choisi des voitures très rapides et agiles (des Subaru de 300 chevaux), pour commettre des délits et s’enfuir facilement. J’en veux pour preuve que lors d’un des deux vols, un voisin du centre automobile s’est fait volé les plaques d’immatriculation de sa voiture devant sa villa. Ces Subaru ont ou seront utilisées pour faire des mauvais coups. D’ailleurs, volée chez nous en janvier dernier, une Subaru de même puissance que celles disparues récemment, filant à 280 à l’heure, a été retrouvée en mars à Gex en France voisine et a été utilisée comme voiture relais.»

 «Rien ne les arrête»

 Selon Régis Udressy, aucun système de sécurité ne peut résister aux voleurs.  «On noua a volé des voitures, des quads, des pneus, des pièces de rechange, phares, calandres, roues, etc.»  La seule solution, à entendre le Chablaisien, serait une sévérité accrue. «Nos autorités, notamment judiciaires et politiques, font preuve d’un laxisme dangereux. La police fait du mieux qu’elle peut, mais la loi n’est pas appliquée, ou tout au moins pas avec la sévérité voulue.»