Fusion Collombey-Muraz/Monthey: 2 rapports au Conseil général

La commission du législatif de Collombey-Muraz qui s’est penchée sur le projet de fusion se prononce en faveur du mariage avec Monthey. Trois élus s’y opposent et présentent un rapport de minorité. Le Conseil général votera le 14 mars.

08 mars 2022, 15:29
/ Màj. le 08 mars 2022 à 17:00
Le Conseil général de Collombey-Muraz se prononcera lundi prochain sur la fusion avec Monthey.

Une commission ad hoc du Conseil général de Collombey-Muraz, présidée par Marie Métrailler, s’est penchée sur la fusion avec Monthey. Elle a rédigé son rapport en vue du vote consultatif qui aura lieu le lundi 14 mars prochain. Elle recommande aux élus d’accepter le projet de fusion à 5 contre 3.

Les trois conseillers généraux perdants ont rédigé un rapport de minorité défavorable à ce mariage. Il est signé par le chef du groupe UDC Romain Gex-Fabry, Guillaume Vanay (UDC) et Noé Ruiz (PDC).

Un très bon climat

Les trois élus minorisés soulignent en préambule de leur rapport que, malgré les divergences de vues, le climat au sein de la commission «était très bon» et que les débats ont été conduits «de manière cordiale et constructive».

Le rapport favorable

Dans son rapport majoritaire, la commission déclare que tous les postes de l’administration «seront garantis au niveau salarial actuel» et qu’il n’y aura pas de doublon.

Les centres scolaires et les crèches-UAPE resteront dans les villages, comme aujourd’hui.

Il est prévu qu’en cas de fusion les impôts baisseront, mais la décision sera prise par le futur Conseil général fusionné. Par contre, quel que soit le scénario suivi, les taxes augmenteront à Collombey-Muraz puisque les services de l’eau potable, de l’épuration et des déchets sont déficitaires actuellement.

Le rapport rappelle que certains services sont déjà organisés en commun entre les deux communes; la police intercommunale, par exemple, est gérée par Monthey.

Des inconnus

Dans leur rapport, les minoritaires évoquent de nombreux inconnus quant à l’organigramme de la nouvelle commune, l’échelle salariale de ses employés et l’organisation des écoles.

Ils estiment que la baisse des impôts qui est annoncée en cas de fusion n’est pas réaliste, car la marge d’autofinancement de la nouvelle commune serait alors insuffisante.

Ils affirment encore que la nouvelle commune perdrait plus de 2 millions de francs par an au titre de nouvelle péréquation.

Pour eux, «le projet de fusion est relativement mal ficelé» et laisse de nombreuses «interrogations en suspens».

par Jean-Yves Gabbud