Maxi-Rires Festival: le gala d'ouverture lance cette dixième édition en beauté

Suisses ou internationaux, représentant plusieurs générations de l'humour, les invités du maître de cérémonie Anthony Kavanagh ont été chercher le rire d'un Palladium plein à craquer même là où ça grince et picote.

21 mai 2017, 09:58
/ Màj. le 21 mai 2017 à 10:02
Le maître de cérémonie de la soirée Anthony Kavanagh, pour l'une de ses dernières apparitions avant de retourner vivre et tourner au Québec pour quelques années.

Ils étaient plus de 900 hier soir, à emplir un Palladium plus que sold out pour assister au gala d'ouverture de cette dixième édition du Maxi-Rires Festival de Champéry. Un show d'ailleurs retransmis en léger différé sur la télévision nationale, signe de l'ampleur prise par la manifestation au fil de ses dix ans d'histoire. "Si vous avez payé pour venir jusqu'à Champéry assister à un spectacle retransmis gratuitement à la télé, c'est que vous avez vraiment besoin de rire", relevait en préambule le maître de cérémonie Anthony Kavanagh. Lui, qui va tout prochainement retourner vivre et travailler au Québec pour quelques années après avoir dernièrement vécu en Suisse romande, a d'ailleurs asticoté le public valaisan sur ces clichés qu'il connaît très bien, le goût pour les boissons distillées, le caractère volontiers autarcique des habitants, donnant le ton d'un spectacle qui est allé chercher le rire jusque dans les zones d'incofort du spectateur.

Comme lorsque le cinglant et flegmatique Thomas Wiesel enchaîne les vannes sociologiques sur le Valais, comme lorsque le très bon Guillaume Bats, atteint de la maladie des os de verre, joue avec finesse sur le fil de l'empathie à propos du handicap, comme lorsque la fausse ingénue belge Laura Laune évoque la pédophilie ou le terrorisme - deux blessures profondes dans son pays et ailleurs -... Bien que chaque humoriste a puisé dans son propre répertoire, cette envie de faire rire même là où ça fait mal a lancé l'édition du Maxi-Rires d'une bien belle façon, choisissant d'être ancrée dans les problématiques de son temps plutôt qu'une échappatoire divertissante.