Coronavirus: la fatigue commence à peser chez les soignants, cellule psychologique créée à Rennaz

La fatigue commence à peser chez les soignants face au coronavirus. Une cellule psychologique a été mise sur pied dans certains établissements. C'est notamment le cas pour l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) à Rennaz (VD).

09 avr. 2020, 11:28
Le personnel soignant s'épuise dans sa lutte face à la pandémie. (Illustration)

Le personnel soignant commence à s'épuiser dans sa lutte face au coronavirus. Une cellule de soutien psychologique a été créée dans certains établissements, comme à l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC) à Rennaz (VD).

"Nous avons encore peu de demandes. De manière générale, les soignants ont beaucoup de mal à avouer qu'ils sont en détresse. Ils attendent d'arriver à bout pour demander une aide", explique Carmelo-Domenico Liberati, le chef du Service de médecine du travail à l'HRC.

Fatigue physique

Il remarque toutefois que les troupes s'épuisent au fil des jours. "La fatigue est physique, due aux heures de travail. Mais elle aussi psychologique, du fait de voir des patients si mal et qui peuvent mourir", relève-t-il, interrogé par Keystone-ATS.

Le Dr Liberati souligne aussi que la fatigue mentale des soignants vient de l'isolement des patients, séparés de leur famille et privés de visites pour éviter la propagation du virus. "Ce sont les collaborateurs de l'hôpital qui doivent désormais assumer ce soutien", note-t-il.

Ces trois dernières semaines, plus de 100 collaborateurs de l'Hôpital de Rennaz ont été testés positifs au Covid-19, sans être forcément malades. Paradoxalement, le personnel des soins intensifs est moins infecté que celui des autres services. "De par leur métier, les collaborateurs des soins intensifs se protègent mieux par rapport à ceux qui n'ont pas les mêmes habitudes et la même pratique", constate le Dr Liberati.