Cantonales 2017: Gaël Bourgeois réagit à la lettre des anciens présidents de son parti

Cinq anciens présidents du parti socialiste du Valais romand mettent la pression sur leur ministre Esther Waeber-Kalbermatten. Ils demandent à ce qu'elle se détermine sur son avenir politique avant la fin mai. Le président actuel du PS du Valais romand, Gaël Bourgeois répond. La conseiller d'Etat refuse de commenter.

22 avr. 2016, 10:52
/ Màj. le 22 avr. 2016 à 15:25
Esther Waeber Kalbermatten, réélue au Conseil d'Etat valaisan le 17 mars 2013.

Dans une lettre publiée vendredi, cinq anciens présidents du PSVR Charles-Edouard Bagnoud, Yves Ecoeur, Charles-Marie Michellod, Jeanny Morard et Germain Varone, évoquent un malaise au sein du parti à l'approche des élections cantonales de 2017. 

"Il faut absolument que le jeu politique s’éclaircisse à gauche, et rapidement", écrivent-ils. Autrement dit, que les candidat(e)s se déclarent d'ici à la fin mai, mettant ainsi la pression sur l'avenir politique de leur ministre en place Esther Waeber-Kalbermatten.

Ils exigent également qu'un "véritable bilan de l’action gouvernementale globale, et du Département de notre ministre soit établi et discuté à l’interne du Parti socialiste valaisan et du SPO".

Le président actuel du PSVR, Gaël Bourgeois réagit sereinement à cette missive. "Je le vis plutôt bien. Je prends acte. Chacun est libre de s'exprimer. Je n'y vois pas une attaque contre le parti. Dans nos rangs, tout le monde est d'accord sur la volonté de conserver notre siège au Conseil d'Etat; reste à définir la stratégie."

Gaël Bourgeois estime que ce courrier "donne le ton et montre que certaines personnes dans le parti veulent aller vite. Je peux l'entendre."

Reste à définir le calendrier. Les anciens présidents veulent faire avancer les choses. Ce n'est pas une simple formalité. "Il faut mettre tout le monde d'accord: le Haut, le Bas et la conseillère d'Etat". Le président indique vouloir "clarifier l'agenda le plus vite possible."

De son côté, la conseillère d'Etat Esther Waeber-Kalbermatten ne souhaite pas commenter cette prise de position des cinq anciens présidents.