Cancer: pas de pénurie de médicaments en Valais

Depuis plusieurs mois, les médecins de Suisse et d'ailleurs s'inquiètent d'une pénurie de médicaments anti-cancers. En Valais, pour l'instant, les patients n'ont pas à s'inquiéter, selon l'Hôpital du Valais.

11 juil. 2012, 11:16
Les médicaments contre le cancer sont en pénurie dans le monde entier.

La pénurie de médicaments anti-cancer touche de plus en plus de pays partout dans le monde. La Suisse ne semble pas épargnée. Certains médecins ont d’ailleurs dû retarder le traitement de certains patients de plusieurs semaines.C’est ce qu’affirmait le Dr Jakob R. Passweg, le président de la ligue suisse contre le cancer et médecin-chef du service d’hématologie de l’hôpital universitaire de Bâle, à la fin du mois dernier. «Le report des traitements n’a pour l’heure heureusement pas engendré de décès», avait-il alors souligné à l’agence télégraphique suisse.

En Valais, la situation est moins inquiétante. Pour l’instant, les patients ne sont pas touchés par la pénurie, (r)assure Florence Renggli, la responsable communication de l’Hôpital du Valais. «Comme tous les autres hôpitaux, nous avons cependant de grosses interrogations sur l’approvisionnement des médicaments anti-cancer à l’avenir. Nos acheteurs ont de plus en plus de difficultés à en obtenir. Mais jusqu’à présent, nous arrivons à gérer et à répondre à la demande médicale. Les patients peuvent être tranquilles», souligne-t-elle.

La pénurie touche une quinzaine de médicaments dont les brevets sont échus. Elle s’explique par «une grosse pression sur les prix», ajoute Florence Renggli. Le prix des génériques ne cesse de baisser alors que celui des nouveaux médicaments est très élevé. «Le stock des produits génériques s’épuise», précise la responsable communication de l’Hôpital du Valais.

Juste avant les vacances d’été, la ligue suisse contre le cancer, très consciente de l’urgence de la situation, a d’ailleurs demandé au Conseil fédéral de prendre des mesures urgentes pour assurer l’accès aux médicaments anti cancéreux en Suisse. «Le Conseil fédéral va traiter ce dossier à la rentrée», souligne Cornélia Egli, la cheffe-adjointe de la communication de la Ligue suisse contre le cancer.