Burn out des enseignants en Valais: pas d'alerte rouge, mais la vigilance est de mise

Le syndicat des enseignants romands a réalisé une enquête sur la santé des enseignants. Un peu plus de la moitié des Valaisans qui ont répondu disent que leur état de santé s'est dégradé à cause du travail au cours des cinq dernières années. Le Valais reste cependant le canton romand le moins touché par le burn out.

09 août 2017, 18:25
68% des enseignants valaisans ont répondu à l'enquête menée par leur syndicat romand.

En Valais, 68% des enseignants ont répondu à l’enquête sur leur santé menée par le syndicat romand des enseignants. «Ce chiffre montre que le sujet préoccupe le corps enseignant du canton. C’est un signe que nous devons être vigilants envers les personnes qui éprouvent des difficultés dans leur métier», note Jean-Philippe Lonfat, le chef du service de l’enseignement du canton.

Autre chiffre : un peu plus de la moitié des enseignants valaisans (53,8%) soulignent que leur état de santé s’est dégradé à cause du travail au cours de ces cinq dernières années. Le Valais est cependant là le moins touché de tous les cantons romands qui ont tous un taux supérieur à 57%.

Etre attentif aux risques

Quant au burnout, le Valais se situe un peu en-dessous de l’alerte rouge – le score valaisan est de 45,7 alors qu’un score de 50 ou plus indique un burn out élevé. « Nous ne sommes pas dans une situation très critique, mais il y a des risques particulièrement chez les personnes qui éprouvent déjà des difficultés maintenant. Le burn out peut même survenir chez des personnes qui ont quinze, voire vingt ans d’enseignement», remarque Olivier Solioz, président de la société pédagogique du Valais SPVal ».

Moyens de prévention mis en place

L’Etat du Valais a mis en place certains moyens pour prévenir le burn out. Dont une consultation sociale possible avec une personne ressource. Le Valais dispose également de conseillers pédagogiques et d’inspecteurs qui peuvent aider dans des situations difficiles. « Les directions généralisées soutiennent aussi mieux les enseignants», conclut Jean-Philippe Lonfat. Christine Savioz