Le Valais ne veut pas de cas Carlos

Les députés valaisans veulent éviter que des mesures thérapeutiques décidées en faveur de détenus ne coûtent des millions aux contribuables.

12 nov. 2015, 11:12
/ Màj. le 12 nov. 2015 à 13:12
Le Grand Conseil a accepté l'opportunité de discuter sur une initiative parlementaire du PLR, dont le but est d’éviter des «cas Carlos» en Valais.

Le Grand Conseil a accepté, par 94 voix contre 24, l'opportunité de discuter sur une initiative parlementaire du PLR, par Philippe Nantermod et Stéphanie Favre, dont le but est d’éviter des «cas Carlos» en Valais

Les initiants expliquent : «Avec l'entrée en vigueur du nouveau code pénal en 2007, les peines pénales ont été assorties de mesures thérapeutiques en faveur des prévenus. Depuis plusieurs mois, divers  affaires ont défrayé la chronique, illustrant le problème de mesures aux coûts faramineux, dont le cas du tristement célèbre «Carlos», délinquant récidiviste bénéficiant d'un traitement pour un prix de près de 30 000 francs.»

Le Valais est aussi touché par cette situation. De 814 000 francs en 2010, le prix des mesures a fortement augmenté pour arriver à près de 6 millions de francs pour 34 détenus en 2014, ce qui équivaut à un coût moyen de 15 000 francs par condamné et par mois.

L’initiative demande que la question du coût soit prise en considération au moment de décider d’une mesure thérapeutique. Son contenu exact doit encore être discuté, puisque les dispositions proposées ne sont pas conformes au droit fédéral.

Le conseiller d'Etat Oskar Freysinger a évoqué la possibilité d'une collaboration public-privé avec une insitution de Saxon.