Le Festival international folklorique d'Octodure monte en puissance

Renaud Albasini, le directeur artistique du Festival international folklorique d'Octodure, se réjouit du très bon niveau général.

30 juil. 2012, 14:45
Les Zachéos en plein spectacle du 5oème anniversaire de ce groupe-phare du folklore valaisan.

«Nous sommes encore en train de franchir un palier supplémentaire dans la qualité du spectacle proposé».  Directeur artistique du Festival international folklorique d’Octodure, Renaud Albasini a beaucoup apprécié ce qu’il a vu en ouverture de FIFO. «Le niveau général est très bon. En plus, il y a une belle variété dans les folklores représentés qui laissent augurer de spectacles de gala très rythmés et bien équilibrés.»

En attendant d’enflammer le spectacle d’ouverture, la Tchouvachie, l’Espagne, la Macédoine, la Bulgarie, l’Estonie et Porto Rico ont été désigné pour animer la première soirée de gala du vendredi 3 août. Le lendemain,  ce sont la France, la Russie, le Venezuela, l’Indonésie et Madagascar qui mettront le feu à la belle scène du CERM, dans un ordre de passage encore à définir.

« Nous avons en effet attendu les dernières répétitions pour jauger le niveau de chaque ensemble et arrêter l’ordonnance de ces deux spectacles de gala. En effet, tous les groupes n’ont pas l’habitude d’enchaîner une démonstration de 30 minutes, avec les changements de rythme et de costumes que cela implique. Alors nous offrons la possibilité à deux d’entre eux de scinder leur prestation en deux passages de 15’ chacun, interrompus par l’entracte. »

Choisis parmi 250 demandes!

La montée en puissance du festival valaisan ne doit rien au hasard. « Au fil des éditions, le FIFO n’a cessé de gagner en renommée. Les groupes reçus à Martigny ont été unanimes à vanter la qualité de l’organisation, des infrastructures mises à disposition ou de l’accueil chaleureux réservé par le public du CERM ».

Résultat : ce ne sont pas moins de 250 groupes du monde entier ont fait acte de candidature pour pouvoir participer à cette 14è édition. De quoi compliquer un peu plus la tâche de Renaud Albasini. «Le plateau n’est pas extensible à loisirs. Il y a forcément des choix douloureux pour établir un plateau d’une dizaine d’ensembles invités qui sont le plus souvent recommandés par d’autres organisateurs labellisé CIOFF (pour conseil international des organisations de festivals de folklore et d’arts traditionnels ».

Martigny travaille ainsi de concert avec un autre festival européen réputé : celui de Confolens.  Ce qui n’empêche certains groupes non retenus de revenir à la charge. «Il y a moins de dix jours, des groupes bulgares et sud-américains nous ont écrit pour nous dire qu’ils se tenaient prêts à rallier Martigny dans les 24 heures si jamais l’un des ensembles à l’affiche jusqu’à dimanche avaient dû faire faux bond… »