Grimisuat l’emporte au bout du soulier, 3-2!

Dans une ambiance digne des grands soirs, le FC Grimisuat remporte la victoire face à Riddes et prend les commandes du championnat.

21 oct. 2018, 14:19
Grimisuat, 20.10.2018, Football Championnat Valaisan de 3eme Ligue, FC Grimisuat - FC Riddes, Omar Mohamed (FC Grimisuat 25) & Cabdinaasir Mohamed (FC Grimisuat 30) au duel avec Aurelien Bertholet (FC Riddes 6)

Avant cette rencontre, Riddes était leader du classement et restait sur une victoire et une défaite. De leur côté, le FC Grimisuat pointait à la 3e place du championnat et restait sur trois victoires consécutives. Devant un public bouillonnant, Grimisuat avait à un cœur de réaliser une grosse performance: «Le FC Riddes est une équipe très agressive alors pour les contrer, nous voulions leur mettre une grosse pression dès les premières minutes.» nous confie Julio Martins entraîneur des bleus et jaunes.

Premier quart d’heure à l’avantage des locaux

Julio Martins avait misé juste en poussant ses joueurs à exercer un fort pressing sur la défense adverse, les Riddans avaient toutes les peines du monde à ressortir de leurs camps. Avec un peu plus de réussite et d’imagination devant les buts, les locaux auraient même pu mener au score. Attaquant et président du FC Riddes, Guillaume Borgeat ne partage pas cette analyse «Les dix premières minutes, nous sommes bien rentrés dans notre match mais c’est vrai que par la suite, leur pressing haut nous a fait mal.» En témoignent ces deux occasions, d’abord sur un centre et une tête qui finit juste à côté des montants et quelques minutes plus tard, une frappe à l’orée des seize mètres qui finit sa course de très peu à côté du but riddan.

Sept minutes de folie!

Après cette période de transition, les événements se sont très vite enchaînés, au plus grand bonheur des supporters locaux dont les cris d’encouragements ont fait rugir le Haut-Plateau. Tout d’abord, l’arbitre signale un penalty en faveur du FC Grimisuat. L’occasion était belle de faire la course en tête, mais le portier riddan, Fabio Provenzano, en avait décidé autrement et sortait celui-ci digne d’un tout grand! Poussé par un public déchaîné, les locaux ne se laissaient pas pour autant déstabiliser par ce tir au but raté et transperçaient les filets adverses sur une tête rageuse de Mohamed Cabdinaasir. Ce but a eu l’avantage de toucher l’orgueil du leader. Celui-ci ne se faisait d’ailleurs pas prier pour égaliser par Louis Borel seulement deux minutes après l’ouverture du score.

Riddes touche du bois… À quatre reprises

Après la pause-thé méritée pour tous les acteurs y compris les spectateurs, Riddes est revenu avec une envie de tuer ce match en attaquant de toute part, comme le mentionne Guillaume Borgeat «En deuxième mi-temps, on a pris le dessus physiquement mais malheureusement c’est le football qui parle, on n’a pas eu de chance» Effectivement, les montants du Stade Pranoé ont raisonné à maintes reprises et les attaquants du FC Riddes ont dû se demander, si le portier de Grimisuat était béni des dieux ce soir-là. Quant au FC Grimisuat, ils ont profité de jouer en contre et cela a très vite payé, puisque les locaux obtiennent un penalty à l’heure de jeu, transformé par Alpha Djallo Mamadou, 2-1!

Le pointu de la délivrance!

Les Riddans auront eu le mérite de ne jamais abdiquer. Menés une nouvelle fois au score, ils s’offrent le luxe de revenir dans la partie par Cyprien Borgeat. Cette rencontre aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre, comme le relève Julio Martins «On poussait, Riddes mettait également une grosse pression devant notre cage, c’était soit eux, soit nous!»L’analyse est pertinente car sur la dernière action de cette partie, Joseph Minkoulou délivre le Pranoé «Quelle délivrance de mettre ce pointu à la 95e minute!» réagissait l’intéressé à la fin du match.

Au classement, le FC Grimisuat pointe désormais en tête, suivi de près par Martigny II et son adversaire du soir qui descend à la troisième place. Cette défaite ne dégrade cependant pas les ambitions ridannes «Notre objectif est la promotion. Mais personnellement, je préfère être dans le rôle du chasseur que celui du lièvre!» conclut Fabio Provenzano. Affaire à suivre…