Vendanges 2014: le tri salvateur

Le millésime 2014 aura été des plus difficiles. L'énorme travail de tri des vignerons a permis de rentrer des raisins de qualité. Reste que ce labeur supplémentaire aura des répercussions...

21 oct. 2014, 07:22
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Les vendanges 2014 sont en train de se terminer. Trop tôt pour que le service de la viticulture en tire les conclusions. Assez pour que les vignerons livrent leurs premières impressions. Elles avaient débuté dans un vent de panique...

Aux conditions météo difficiles s’est ajoutée l’attaque surprise de la Drosophilia suzukii, une mouche venue d’Asie. «La mouche suzukii est responsable de quelques nuits sans sommeil et de beaucoup de travail pour trier, grain par grain, ces vendanges 2014. Le coût de la main-d’œuvre s’en trouve augmenté de 30 à 50% et on doit également faire face à une récolte plus faible. Par contre, les raisins rentrés sont très beaux. On aura quand même un bon millésime», explique Thierry Constantin, vigneron-éleveur à Pont-de-la-Morge.

Même son de cloche à Sierre, où Robert Taramarcaz, du domaine des Muses, souligne qu’il «a fallu beaucoup trier, surtout sur les pinots et les gamays. Par contre, la petite arvine s’en est très bien sortie. Idem pour l’heida et pour certains cépages rouges comme le gamaret, le diolinoir…» A la cave du Chavalard, à Fully, Gilles Carron relève une faible récolte. «Après 2013, on a encore une fois une petite année au niveau quantité. On peut tabler sur 30 à 40% de moins.» Les pinots ont fourni 600 grammes au mètre carré et les gamays 850 grammes contre 1 kilo les années dites normales.

De beaux vins malgré tout

«Vu les conditions, on s’en sort bien. Un tri sévère nous a permis de rentrer de belles vendanges», affirme aussi Dominique Passaquay de Choëx. Alors, finalement, plus de peur que de mal?«Si j’ai pu limiter les dégâts, c’est grâce à des collègues qui m’ont mis en garde assez rapidement, du coup, j’ai pu prendre les devants. Heureusement, car on peut s’interroger sur le manque d’anticipation du service de la viticulture...»  Une remarque reprise par Gilles Carron. «Autour du 9 septembre, on nous disait que c’était des guêpes qui attaquaient nos vignes mais on n’en voyait aucune... Après, c’était trop près des vendanges pour un traitement supplémentaire.»

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