Parité: les grandes entreprises suisses ne sont pas souvent dirigées par des femmes

Les 20 sociétés cotées sur l’indice SMI ont seulement 13% de femmes comme cadres dans leurs directions générales. Aucune d’entre elles n’est directrice générale. Credit Suisse, Lonza et Zurich Insurance sont les mieux classées.

02 mars 2021, 07:46
La Suisse figure parmi les mauvais élèves au niveau mondial.

Les entreprises suisses ont encore un long chemin à parcourir pour avoir plus de femmes à des postes de direction. La majorité des sociétés cotées sur l’indice vedette SMI ne remplissent pas la barre des 20% définie dans la législation et aucune n’est dirigée par une directrice générale. En comparaison internationale, la Confédération est loin de briller en la matière.

Dans l’ensemble, les 20 sociétés cotées sur l’indice phare de la Bourse suisse comptent 13% de cadres dans leurs directions générales, un pourcentage en modeste hausse d’un point de pourcentage comparé à 2020, a indiqué mardi dans une étude le cabinet de recrutement de cadres dirigeants Russell Reynolds. Parmi ces entreprises, aucune n’a attribué le poste de directeur général à une femme et seule une société compte une directrice financière.

Sept entreprises dépassent les 20%

Les grands groupes helvétiques sont donc encore loin de se conformer à la législation, entrée en vigueur cette année, et qui prévoit pour les sociétés cotées d’au moins 250 employés une part de 30% de femmes dans les conseils d’administration et de 20% dans les directions.

Parmi les sociétés vertueuses se trouvent sept entreprises à dépasser la barre des 20%, avec en tête Credit Suisse (27%), Lonza (25%) et Zurich Insurance (25%). Le gros du peloton évolue entre une part de 8% (Swiss Re) et 17% (Nestlé). Les mauvais élèves ne comptant aucune femme au sein de leur direction sont Swisscom, Swiss Life, SGS, Richemont, Geberit et Alcon, selon l’étude.