Nuisances ferroviaires: la commune entendue à 50%

Il y a près d'un an, la commune d'Evionnaz faisait opposition lors de la mise à l'enquête des mesures de protection contre les nuisances sonores ferroviaires sur son territoire. L'un des deux arguments qu'elle avançait a été retenu.

18 déc. 2012, 14:40
Le président Gilbert Jacquemoud et le municipal Lionel Pannatier devant le secteur qui les inquiétait à Evionnaz.

Deux points motivaient la démarche de la Commune d'Evionnaz. A commencer par un oubli du côté de la Balmaz, où une habitation située entre la route cantonale et la voie de chemin de fer n’avait pas été prise en considération. "Nous avons demandé qu’elle soit intégrée dans la zone à assainir", détaille le président Gilbert Jacquemoud. "Les CFF et l’Office fédéral des transports ont donné leur accord et des subventions de l’ordre de 50% pourront être accordées pour la pose de fenêtres anti-bruit, si les propriétaires le souhaitent."

Autre objet qui posait problème: le secteur de Sous-Ville à Evionnaz, pour lequel les autorités avaient déposé une opposition préventive. «A l’époque, nous ne disposions pas de mesures quant aux nuisances sonores concernant ce quartier en plein développement ainsi que le complexe scolaire, proches de la voie de chemin de fer», précise Gilbert Jacquemoud. Depuis, elles ont été réalisées. Et elles ont démontré que les valeurs d’immissions étaient inférieures d’environ 15 décibels aux valeurs limites, de jour comme de nuit. «La zone est déjà passablement protégée par la culée de l’autoroute et la butte située sur l’abri PC. Nos interlocuteurs n’entrent donc pas en matière sur d’éventuelles mesures d’allègement.» La commune n'envisage pas de recourir contre cette décision.