Notre supplément «Votre été» vous emmène sur la montagne des freeriders

Avec ses 3 328 mètres d’altitude et ses neiges éternelles, dans la station bagnarde de Verbier, le Mont-Fort est plutôt associé au ski en général et au freeride en particulier, notamment pour son flanc dit «backside». Sauf que ces dernières années, l’été venu, les abords de cette montagne mythique sont devenus un paradis pour vététistes de tout poil. Nombreux sont ceux en effet qui se lancent dans le Tour du Mont-Fort version «Easy rider».

09 juin 2016, 10:45
/ Màj. le 16 juin 2016 à 07:31
VTT enduro du côté de Savoleyres, en dessus de la Marlène, avec vue sur Verbier et les Combins.

Erik den Oudendammer, guide de moutainbike depuis 12 ans à Verbier, est du nombre. En haute saison en effet, le quadragénaire, emmène des clients dans sa roue sur cette boucle de 48,6 km jusqu’à deux fois par semaine. «Ce tour est populaire car il est peu technique, emprunte souvent de larges chemins et est accessible aux personnes ayant une condition physique moyenne et ce davantage encore avec l’explosion des VTT électriques», explique le professionnel. Quatre remontées mécaniques empruntées tout au long du parcours permettent en effet de se jouer des dénivelés positifs. Résultat: au final, seule la montée entre la Tzoumaz et Nendaz mérite véritablement ce nom. Le reste n’étant que des longs faux plats. 

Etre à l’heure

Dans cette version «Easy rider», le «Tour du Mont-Fort» ne représente «que» 510 mètres de dénivelé positif (répartis de manière très digeste sur 6km) pour par contre -3250m de jouissives descentes peu engagées. Soit tout de même 3 h 45 à 5 h 30 de selle pauses et temps passé sur les remontées mécaniques non compris. Prévoir donc un départ avant 10h sous peine de se trouver face à une remontée mécanique fermée et/ou d’être pris par la nuit. Histoire peut-être de s’entrainer pour le Grand Raid ou la Swiss Epic - deux courses de VTT au long cours passant par Verbier - les plus entrainés pourront quant à eux se frotter à la version « Pro Rider » du Tour. Laquelle fait 59 km (D+2260m / D-3110m) et n’emprunte qu’une unique remontée mécanique. A savoir celle, incontournable, entre Tortin et le col de Gentianes.

Avec la faune

Mais foin de chiffre! Car l’essentiel n’est pas là. Il est plutôt dans le plaisir et la puissance régénératrice qu’offrent les paysages rencontrés tout au long du parcours. Du Massif du Mont-Blanc, à celui des Combins, en passant par le glacier de Tortin ou encore le paysage rocailleux quasi lunaire magnifiant la descente entre les Gentianes et la Chaux, il y a de quoi s’en mettre plein les mirettes et oublier les éventuels débuts de crampes. Sans compter que vous croiserez probablement chamois, bouquetins et marmottes en chemin. La longue descente finale menant à Verbier, et évoquée à l’instant, vaut à elle seule son pesant de sueur. Elle peut être judicieusement scindée en deux par un gastronomique arrêt à la cabane du Mont-Fort. Là, un goûteux roesti trois étages, une assiette valaisanne ou un meringue double crème auront sans doute plus d’effet sur vous et vos mollets qu’une surdose d’EPO.

Et le matériel!

Pour vivre au mieux cette belle promenade, la période juillet-août est idéale. Attention aussi à partir sur une « monture » adaptée et correctement entretenue. «Et à n’oublier ni son casque, ni ses gants et encore moins des vêtement permettant d’affronter les changements de météo et de température», insiste Erik den Oudendammer. Car même en plein été en effet au col de Gentianes, point culminant du parcours avec ses 2894m d’altitude, la neige peut être de la partie!