Le droit de s'évader de prison, un incendie visible depuis 3 pays, des ours secourus... l'actu suisse vue du reste du monde

Les médias internationaux se sont intéressés à la Suisse cette semaine. Au menu du jour, on apprend que la France s'étonne du système carcéral helvétique, qu'un incendie bâlois n'a pas laissé indifférent l'Allemagne et la France et que la Suisse s'active pour secourir les ours.

07 août 2018, 18:30
Chaque semaine, nous parcourons les médias du monde pour voir ce que nos confrères ont retenu de l'actualité suisse.

Comme chaque semaine, nous effectuons un tour d’horizon des médias étrangers pour découvrir ce qui a retenu leur attention dans l'actualité de notre pays.

Aussi quand elle n’est pas fiscale, l’évasion en Suisse intéresse

Le magazine l’Obs revient sur les évasions de prison qui, en Suisse, ne sont pas légalement sanctionnées. Il compare.

Dans l’Hexagone, un détenu qui « se soustrait à la garde à laquelle il est soumis », écopera de trois ans de réclusion et de 45'000 euros d’amende. En cas de violence, d’effraction ou de corruption, la peine est portée à cinq ans d’emprisonnement. Une sentence passablement lourde qui n’existe pas sous nos latitudes.

« En Suisse, s’évader n’est pas une infraction. Si toutes les infractions commises lors de l'évasion sont punissables (dommages à la propriété, vol, prise d’otage, lésions corporelles, etc.), la simple fuite ne l'est pas », s’étonne le journal avant d’ouvrir le débat: « peut-on reprocher à un homme enfermé son goût pour la liberté ? »

 

 

Mais pourquoi la Suisse n’a-t-elle pas légiféré en matière d’évasion ? Le magazine français a posé la question à André Kuhn, professeur de droit pénal et de criminologie à l’Université de Neuchâtel. « Historiquement, cela vient du fait que, depuis que l’on a érigé la liberté en bien suprême et en droit fondamental au XVIIIe siècle, on ne peut pas reprocher à une personne d’aspirer à vivre en liberté et donc de tout faire pour la retrouver si elle en est privée ».

Des ours à 2000 mètres

Le parc aux ours d'Arosa (GR) a été inauguré officiellement vendredi dernier. Le "Bärenland", situé à 2000 mètres d'altitude en bordure du domaine skiable, est le premier centre de protection des ours en Suisse. Il est destiné à accueillir des ours maltraités ou en captivité. « Tout cela, grâce à l’association Quatre Pattes, à l’origine de ce sanctuaire hors-norme et qui va désormais prendre soin de lui », applaudit le magazine Ohmymag.
 

 

Et le média français de s’enthousiasmer pour le premier pensionnaire des lieux: « le premier ours s’appelle Napa. Il a enfin pu poser ses valises après un long voyage de 1400 kilomètres et qui aura duré près de vingt-huit heures. (…) Napa aura le temps de découvrir son nouvel environnement avant de pouvoir profiter librement des 30 000 mètres carrés du parc », conclut le magazine.

Le grand public pourra découvrir ce sanctuaire lors de journées portes ouvertes qui se tiendront ce samedi et dimanche.

Un crash résonne à l'étranger

Le crash d'un avion de collection samedi dernier au Piz Segnas, dans les Grisons, a fait 20 morts. Il s'agit du plus grave accident aérien survenu en Suisse ces dernières années. Un événement tragique qui n’a pas échappé à la BBC.

 

 

« L’appareil s’est écrasé à environ 2 540 mètres au-dessus du niveau de la mer, du côté ouest du Piz Segnas », détaille la chaîne anglaise. « L'avion n'avait pas de boîte noire et la surveillance radar était moindre puisqu’il survolait une zone éloignée ».

Un incendie bâlois visible depuis 3 pays

Le 27 juillet dernier, des traverses de Chemin de fer recouvertes de goudron ont pris feu dans le port de Bâle. Elles ont provoqué d’importantes flammes et une épaisse colonne de fumée (une trentaine de mètres environ). Il n’y a pas eu de blessés, mais l’ampleur du sinistre a fait réagir jusqu’en Allemagne et en France. 

 

 

« À cause du goudron, les flammes sont hautes et la fumée visible depuis la France, dont la frontière, à Saint-Louis (Haut-Rhin), jouxte la Suisse », écrit Franceinfo. Et de rassurer: « les autorités assurent qu'a priori, le feu (à l'air libre) n'a pollué ni le sol ni l'eau du Rhin. Les pompiers de Bâle ont reçu le renfort des pompiers allemands de Weil-am-Rhein (Bade-Wurtemberg), située à la frontière germano-suisse juste au nord de la ville ».