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Il a les marchands de données à l’œil

28 juin 2016, 23:22
/ Màj. le 29 juin 2016 à 00:01
Jean-Philippe Walter

Pierre-André sieber

Quand il a poussé la porte du Service de la protection des données, en 1981, Jean-Philippe Walter a dû le faire à la force du poignet. A l’époque, l’accès n’était pas doté d’une ouverture automatisée avec digicode. On ne trouvait pas des caméras de surveillance à tous les coins de rue. Les offices fédéraux n’avaient aucun ordinateur. Tout juste des machines à écrire électriques.

C’est le règne du papier, du classeur fédéral et des fiches quand éclate la célèbre affaire éponyme révélant que 900 000 citoyens ont été l’objet d’une surveillance des services de renseigne...