Football - Ligue des champions: l'Atletico élimine le tenant du titre Liverpool après prolongations

Il aura fallu les prolongations pour départager Liverpool et l'Atletico Madrid à Anfield. Mené 2-0, les Colchoneros ont réussi à retourner totalement la situation et à se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions.

11 mars 2020, 23:32
Virgil Van Dijk et Diego Costa en plein duel ce mercredi soir.

Liverpool ne gagnera pas une septième Ligue des champions cette année. Les Reds ont perdu 3-2 ap chez eux en 8es de finale retour contre l'Atlético Madrid, après avoir perdu 1-0 en Espagne. Ils sont ainsi éliminés... alors qu'ils menaient 2-0 au début des prolongations.

Cette partie intense et indécise a été spectaculaire, avec un scénario étonnant. Liverpool a fait tout le jeu, a dominé, s'est montré menaçant. Wijnaldum a signé le premier but à la 43e, puis le score n'a plus bougé jusqu'aux prolongations malgré plusieurs occasions pour les hommes de Jürgen Klopp.

 

 

Firmino a enfin fait chavirer Anfield Road à la 94e. A cet instant, la qualification semblait sur le bon chemin pour les Reds. Mais un doublé de Llorente (97e/105e), le premier après une grosse erreur d'Adrian, a fait pencher la balance du côté des Colchoneros, qui ont encore ajouté un troisième but à la 121e par Morata.

Difficile à manier

Liverpool était bien conscient de l'ampleur de la tâche qui l'attendait. L'Atlético, quand il doit défendre un résultat, constitue un adversaire très difficile à manier. Cela s'est confirmé sous la pluie d'Anfield Road où les Reds, malgré le retour du capitaine Henderson, ont initialement peiné face à un bloc madrilène bien en place.

Les tenants du titre ont certes poussé, mais de manière souvent désordonnée durant une demi-heure, manquant de précision dans la dernière passe. Ils ont menacé le but adverse sur une frappe d'Oxlade-Chamberlain (14e), une autre de Mané (34e) et surtout sur une reprise de Firmino sur laquelle Oblak confirmait sa grande classe (36e). Mais le portier slovène ne pouvait rien sur la tête de Wijnaldum, qui reprenait un centre d'Oxlade-Chamberlain (43e) pour remettre les équipes à égalité, faisant encore monter le niveau sonore dans le stade.

Dès la reprise, la pression rouge se faisait bien plus intense. Oblak sortait à nouveau le grand jeu sur une frappe d'Oxlade-Chamberlain (54e), très en vue. Puis c'était la transversale qui sauvait les visiteurs sur une tête de Robertson, servi par Salah (67e) avant un nouvel arrêt d'Oblak sur une frappe d'Alexander-Arnold (69e).

Joie de courte durée

Liverpool passait encore tout près dans les ultimes minutes du temps réglementaire, par Mané (85e) et Salah (87e), mais l'Atlético tenait et arrachait les prolongations. Les Reds arrivaient enfin à concrétiser leur écrasante domination grâce à Firmino (94e), mais leur joie était de courte durée.

 

 

La faute à un mauvais dégagement d'Adrian qui permettait à Llorente d'inscrire le fameux but à l'extérieur qui changeait tout... Et celui-ci récidivait d'une belle frappe à la 105e, assurant la qualification des siens.

Liverpool n'en fera pas une maladie. Ce qui importe le plus pour le club et ses fans cette saison, c'est de ramener le titre de champion après trente ans d'attente.

Contraste saisissant

Cette soirée surréaliste a proposé un contraste saisissant: entre un Anfield Road incandescent et bruyant à Liverpool et un Parc des Princes désespérément vide et silencieux à Paris malgré les pétards lancés par les fans autour du stade, il s'agissait du même sport en théorie, mais pas en pratique. Le football sans public, sans les chants, les encouragements et les réactions de la foule, ce n'est vraiment plus la même chose.

Les émotions, élément capital s'il en est, manquent cruellement. On peut parier sans craindre de se tromper que personne ne sera infecté par le virus du ballon rond en regardant une rencontre à huis clos...