Etats-Unis: trop dangereux, le bus du film «Into the wild» déplacé

C’est la fin d’un pèlerinage pour de nombreux aventuriers. Le fameux bus du film «Into the wild» a été déplacé. Situé jusque-là en pleine nature sauvage, il a été héliporté dans un lieu plus sûr face à la multiplication des accidents.

22 juin 2020, 12:27
Le bus a été héliporté dans un lieu plus sûr.

Le vieux bus des années 1940 échoué en plein cœur de l’Alaska et devenu objet de culte depuis son apparition dans le film «Into the wild» (2007) a été déplacé. Héliporté, il sera conservé pour le moment dans un site sécurisé, jusqu’à ce qu’il soit décidé quoi en faire. Il pourrait être exposé dans un musée. Les autorités locales ont pris cette décision, afin de protéger les randonneurs pas assez préparés qui tentent régulièrement de le rejoindre, comme le révèlent de nombreux médias à l’instar du Figaro.

 

Plusieurs marcheurs intrépides, voire inconscients, se lancent régulièrement à l’assaut de son chemin en dépit de sa dangerosité avérée. Entre 2009 et 2017, pas moins de quinze opérations de secours ont dû être lancées dans la zone. A plusieurs reprises, des randonneurs se sont retrouvés piégés par une crue soudaine, à l’image de ces trois Allemands en 2013 cités dans un article du Monde. Pas plus tard que l’année dernière, une actrice biélorusse de 24 ans est morte noyée, comme le rappelle RTL. Et en 2010, c’est un Suisse qui est décédé dans des circonstances similaires, précise CNN.

Naissance d’une légende

Il faut dire que le «Magic bus», c’est son surnom, se situe à côté de la rivière Teklanika le long de la piste Stampede, un sentier de randonnée plutôt ardu tracé dans les années 1930 par un mineur pour mener à des concessions dans la région. En 1961, le chemin fut reconverti temporairement en route. Trois vieux bus désaffectés y furent installés pour loger les ouvriers. Après l’arrêt des travaux, deux furent rapatriés et le dernier laissé sur place à cause d’un essieu cassé.

 

Mais l’endroit et le bus deviennent réellement légendaires en 1992, lorsque Chris Mc Candless y trouve la mort après un long périple à travers les Etats-Unis. Il avait élu domicile dans le bus restant durant plusieurs mois. Le jeune homme épris de liberté cherchait à vivre en marge de la société en se rapprochant de la nature. Son manque de préparation et la consommation de baies toxiques lui seront fatals. C’est cette histoire que raconte le livre «Voyage au bout de la solitude» (1996) de John Krakauer, dont le film de Sean Penn «Into the wild» est l’adaptation.

Depuis la sortie du long-métrage, la fascination pour le «Magic bus» n’a cessé de grandir alimentée par les réseaux sociaux.