De par sa couleur, il a appris le racisme. De par la boxe qu’il a pratiquée au plus haut niveau, la vertu de la discipline. Fort de ces leçons, Béa Diallo s’attache à comprendre ce qui pousse des jeunes à basculer dans le radicalisme islamiste. Et à les en dissuader.
«La boxe m’a permis d’être l’homme que je suis aujourd’hui», explique ce parlementaire belge d’origine africaine, qui inculque le noble art dans un gymnase de Bruxelles. «Et aujourd’hui j’essaie de transposer cette force et cet enseignement reçus à une génération parfois perdue, qui se cherche, qui a un sentiment de décrocher par rapport à la société», témoigne-t-il.
Né au Libéria d’un père guinéen et d’une mère sénégalaise, Béa Diallo, un musulman de 45 ans, a subi – et commis – des violences dans les rues de Paris et Bruxelles où son père était diplomate. Il a été attaqué...