Charlie Hebdo: deux frères recherchés, un troisième suspect s'est rendu

Un hommage planétaire a été rendu aux 12 personnes abattues, ce mercredi, dans les locaux de "Charlie Hebdo", à Paris. La police française est toujours à la recherche des deux principaux suspects, dont les identités ont été diffusées dans la nuit. Le troisième homme s'est rendu. L'un des deux suspects en cavale était bien connu de l'antiterrorisme français.

08 janv. 2015, 02:40
Les forces de l'ordre ont perquisitionné un appartement à Reims, au nord de Paris.

06:43 Journée de deuil national en France

Jeudi a été "déclaré jour de deuil national" en France en hommage aux douze personnes tuées dans l'attentat commis la veille à Paris contre le journal satirique "Charlie Hebdo", selon le Journal officiel. Le président François Hollande avait annoncé mercredi dans une allocution télévisée une journée de deuil national.

Il avait précisé que les drapeaux seraient mis en berne pendant trois jours et qu'un "moment de recueillement dans tous les services publics" serait observé à midi jeudi. Au même moment, une cérémonie d'hommage et de recueillement aux victimes de l'attentat se déroulera dans la cour d'honneur de l'Assemblée nationale.

"L'ensemble de nos concitoyens doit pouvoir se joindre à cet hommage. Les employeurs ont été invités à permettre à leurs salariés d'y participer", ajoute une circulaire signée du Premier ministre Manuel Valls également publiée au Journal officiel.

La cathédrale Notre-Dame de Paris fera sonner le glas, puis une messe sera célébrée, a annoncé le diocèse.

06:41 Chérif Kouachi, djihadiste bien connu de l'antiterrorisme français

Le Français Chérif Kouachi, 32 ans, recherché avec son frère Said, 34 ans, dans l'enquête sur l'attaque perpétrée contre le journal "Charlie Hebdo", est un djihadiste bien connu des services antiterroristes français. Il a été condamné une première fois en 2008 pour avoir participé à une filière d'envoi de combattants en Irak.

Né le 28 novembre 1982 à Paris, de nationalité française, surnommé Abou Issen, Chérif Kouachi a fait partie de ce qui a été appelé "la filière des Buttes-Chaumont". Sous l'autorité d'un "émir", Farid Benyettou, cette filière permettait d'envoyer des djihadistes rejoindre en Irak les rangs de la branche irakienne d'Al-Qaïda, dirigée à l'époque par Abou Moussab al Zarkaoui.

Interpellé juste avant de s'envoler à destination de la Syrie, puis de l'Irak, il avait été jugé en 2008 et condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis.

Deux ans plus tard, son nom a été cité dans un projet de tentative de faire évader de prison un islamiste, Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien membre du Groupe islamique armé algérien (GIA). Il a été condamné en 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir commis un attentat dans une station de métro express régional à Paris (station Musée d'Orsay) en octobre 1995 (30 blessés).

Armé et dangereux

Chérif Kouachi était notamment soupçonné d'être proche d'une autre figure de l'islam radical français, Djamel Beghal, qui a purgé dix ans de prison pour la préparation d'attentats. Chérif Kouachi est soupçonné d'avoir participé à des entraînements avec Djamel Beghal.

Après avoir été mis en examen (inculpé) dans cette affaire, il a toutefois bénéficié d'un non-lieu.

2:40 Un des trois suspects se rend à la police; appel à témoins diffusé

Le plus jeune des trois suspects recherchés par les forces de l'ordre françaises dans l'attaque meurtrière contre le journal «Charlie Hebdo», Hamyd Mourad, 18 ans, s'est rendu à la police, d'après des sources concordantes. Les deux autres suspects, deux frères nés à Paris et de nationalité française, Said Kouachi, 34 ans, et Chérif Kouachi, 32 ans, sont toujours en fuite. Un avis de recherche national avec les photos des deux hommes a été diffusé.

L'avis de recherche lancé par les forces de l'ordre françaises.

Selon une source proche du dossier, plusieurs gardes à vue sont intervenues dans la nuit parmi leur entourage. Chérif Kouachi est un djihadiste connu des services antiterroristes. Il avait été condamné en 2008 pour avoir participé à une filière d'envoi de combattants en Irak. Les auteurs de l'attaque sont «considérés comme dangereux et lourdement armés» par les enquêteurs.

L'homme qui s'est présenté volontairement aux autorités «est soupçonné d'avoir aidé les deux autres», selon une source policière. Il s'est rendu au commissariat de police de Charleville-Mézières (Ardennes) pour s'expliquer, a-t-on appris auprès du Parquet de Paris. Celui-ci n'a pas souhaité donner d'autres précisions.

23:20 Opération de police à Reims

Selon l'Agence France Presse, une opération de police d'envergure pour arrêter les suspects dans l'attentat contre Charlie Hebdo était en cours à Reims vers 23h20. Des perquisitions ont eu lieu dans un appartement pendant plusieurs heures.

21:57 Les auteurs de la fusillade ont été identifiés 

La police française recherche deux frères d'une trentaine d'années après l'attentat contre "Charlie Hebdo", a indiqué une source policière. Elle chercherait aussi un homme plus jeune.

Les deux frères sont originaires de Paris et que l'un d'eux a déjà été condamné dans le cadre d'une affaire de terrorisme. Le troisième suspect serait originaire de la région de Reims où, selon le quotidien régional l'Union, des perquisitions ont été menées.

21:30 Des milliers de personnes réunies à Trafalgar Square à Londres. 

21:15 Selon Le Point, la police étudie la piste de deux suspects franco-algériens issus de Pantin revenus de Syrie cet été. Le troisième suspect recherché serait un SDF.

21:07 Les tireurs auraient été identifiés par la police, il s'agirait de trois hommes de 18, 32 et 34 ans.

20:26 Onze hommes et une femme parmi les tués

François Hollande a précisé que onze hommes et une femme ont été tués. "Ces hommes et cette femme sont morts pour l'idée qu'ils se faisait de la France, c'est-à-dire la liberté (...) Ce sont aujour'hui nos héros", a affirmé le président.

20:09 François Hollande a annoncé mercredi 7 janvier au soir que la journée de jeudi serait une journée de deuil national, après l'attentat contre Charlie Hebdo qui a fait 12 morts dans la matinée: "Demain sera une journée de deuil national, je l'ai décrété. À 12 heures, [il y aura] un moment de recueillement dans tous les services publics. [...] Les drapeaux seront en berne pour trois jours."

19:54 Les éditions du soir en font évidemment leur une:

19:36 On dénombre près de 1000 personnes à Genève. Du côté de Nyon, on appelait aussi au rassemblement.

 

19:14 Un demi-millier de personnes rassemblées sur la place de la Riponne à Lausanne.

 

19:10 La fille de Georges Wolinski rend hommage à son père sur Instagram: "Papa est parti pas Wolinski"

 

Papa est parti pas Wolinski

Une photo publiée par @wolinskikiki le

 

18:58 Rassemblements aussi en Suisse

A Genève, quelque 500 personnes ont rendu hommage en silence mercredi soir devant Uni-Mail aux douze victimes de la tuerie au magazine "Charlie Hebdo", à Paris. Elles entendaient par la même occasion dénoncer une attaque contre la liberté de la presse et des valeurs démocratiques.

De nombreux journalistes étaient présents. Des personnes avaient déposé des bougies au sol, d'autres en tenaient au creux de leurs mains. Des participants brandissaient des pancartes avec l'inscription "Je suis Charlie", certains, un simple stylo.

Mercredi après-midi, la Jeunesse Socialiste Genevoise a, la première, appelé à ce rassemblement "solennel et apolitique". Elle a été rejointe par les Verts, l'Association genevoise des journalistes (AGJ), le Parti socialiste et SolidaritéS.

A Berne, quelque 200 personnes, dont de nombreux journalistes, se sont rassemblées en début de soirée sur la Place fédérale en signe de solidarité. Le rassemblement a été initié par les syndicats des médias Impressum et SSM.

18:43 Un membre de l'EI se félicite de l'attentat

Un combattant du groupe djihadiste Etat islamique (EI) s'est félicité mercredi de la fusillade meurtrière qui a visé la rédaction de "Charlie Hebdo" à Paris. Il a déclaré à Reuters que cet attentat visait à venger les insultes lancées contre l'islam.

"Les lions de l'islam ont vengé notre prophète", a déclaré le Syrien Abou Moussab, dont l'organisation a conquis de vastes territoires de l'est de la Syrie et du nord-ouest de l'Irak. "Ce sont nos lions. Il s'agit des premières gouttes. D'autres suivront", a-t-il dit, s'exprimant via une connection Internet en Syrie.

Il a ajouté que lui-même et ses compagnons de lutte se réjouissaient de cette attaque. "Que les croisés aient peur, car ils le méritent", a-t-il continué.

Abou Moussab a dit ne pas connaître ceux qui ont perpétré l'attaque. Il a ajouté qu'"ils sont sur la voie de l'émir (...) et de notre cheikh Oussama (ben Laden)". En parlant d'émir, il faisait allusion au chef de l'EI, Abou Bakr al Baghdadi.

18:41 Les Parisiens réunis sur la place de la République

Plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées mercredi en fin d'après-midi sur la place de la République dans l'est de Paris, non loin du siège de "Charlie Hebdo". Elles rendaient hommage aux victimes de l'attentat contre l'hebdomadaire satirique.

A l'appel de plusieurs syndicats, associations, médias et partis politiques, les participants se sont réunis dès 17h00, a constaté un journaliste de l'AFP. Certains arboraient un autocollant noir "Je suis Charlie". Un slogan de solidarité envers les victimes circulait également sur les réseaux sociaux.

Parmi les pancartes, on pouvait lire "Charb mort libre", hommage à Charb, dessinateur et directeur de Charlie Hebdo, décédé dans la tuerie avec trois caricaturistes vedettes de la publication (Cabu, Tignous et Wolinski).

"C'est dramatique que ces gens soient assassinés. Demain, les gens ne pourront plus parler. Nous devons être des milliers à sortir dans la rue", a déclaré à l'AFP une manifestante d'une cinquantaine d'années qui arborait le dernier numéro de "Charlie", publié mercredi. "La liberté de la presse n'a pas de prix", soulignait une autre pancarte.

18:38 En Suisse aussi, on se rassemble, comme ici sur la place Espacité à La Chaux-de-Fonds.

18:22 Les secours décrivent une "scène de carnage" à Charlie Hebdo:

"On a vu une scène de carnage, une scène d'exécution comme on les voit dans des scènes de crime où des personnes sont abattues à bout portant, une scène qu'on ne rencontre pas très souvent en France", raconte Patrick Hertgen, médecin urgentiste de sapeurs-pompiers.

"Toutes les victimes étaient à terre, certains blessés graves étaient plus ou moins assis pour tenter de respirer un peu mieux", ajoute-t-il.

Ce médecin se trouvait à proximité du siège de "Charlie Hebdo" à l'occasion d'une réunion de travail à laquelle participait également Patrick Pelloux, président de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf) et collaborateur régulier de l'hebdomadaire satirique. "Patrick Pelloux a reçu un appel pendant cette réunion et nous nous sommes rendus sur place", indique Patrick Hertgen. "A notre arrivée, ça sentait fort la fumée d'arme à feu, de poudre".

Exécutées

"On a constaté le massacre, beaucoup de victimes avaient été exécutées, la plupart présentaient des plaies à la tête et au thorax", poursuit le médecin. "On a commencé la prise en charge initiale des blessés graves" jusqu'à l'arrivée d'autres équipes de secours.

La majorité des victimes étaient rassemblées "dans ce qui ressemblait à une salle de rédaction". "Les survivants qui se trouvaient dans les bureaux à côté s'étaient barricadés et ne nous ont pas ouvert la porte toute de suite parce qu'ils avaient peur, ils ne savaient pas s'il y avaient encore des terroristes", dit le médecin. "L'ambiance était une ambiance de sidération, de silence".

"Les personnes blessées ne sont pas passées loin de la mort, elles ont reçu des balles très proches des zones vitales", ajoute-t-il.

18:15 De nombreux rassemblements ont lieu dans toute la France pour rendre hommage aux victimes de la fusillade.

A Bruxelles aussi, la foule est nombreuse.

17:00 Selon le ministre de l'intérieur français, Bernard Cazeneuve, les criminels en fuite sont trois et non pas deux, comme on le pensait jusqu'ici. Sur toutes les images amateures, on n'aperçoit que deux hommes. 

16:59 L'animateur à succès Cyril Hanouna a décidé d'annuler son émission quotidienne en direct, "Touche pas à mon poste". "Pas envie de rire."

 

 

16:52 Zep, le papa de "Titeuf", aujourd'hui dessinateur pour "Le Monde" y est allé de son coup de crayon:

 

16:46 Autre dessinateur romand à rendre hommage à ses confrères, le "Man in Black", François Maret.

 

16:39 Pour la police française, le mode opératoire des tueurs impliqués dans l'attentat contre "Charlie Hebdo", leur calme, leur détermination et leur efficacité, est la marque d'hommes ayant subi un entraînement poussé, de type militaire. Leur haine contre l'hebdomadaire satirique était tenace.

Les images, prises sur leurs téléphones portables par des témoins de l'attaque, montrent le professionnalisme des assaillants qui ont mené une attaque planifiée, soulignent un ex-membre d'un service de protection rapprochée et un ancien de la police judiciaire.

"On le voit clairement à la façon dont ils tiennent leurs armes, dont ils progressent calmement, froidement. Ils ont forcément reçu une formation de type militaire. Ce ne sont pas des illuminés qui ont agi sur un coup de tête", assure l'un des policiers. Il souligne qu'ils tiennent leurs kalachnikovs serrées près du corps, tirent au coup par coup et non par rafales, ce qui démontre, selon lui, qu'ils ont été effectivement entraînés à s'en servir.

Selon l'autre policier, "le plus frappant, c'est leur sang-froid. Ils ont été entraînés en Syrie, en Irak ou ailleurs, peut-être même en France, mais ce qui est sûr c'est qu'ils ont été entraînés".

Autre preuve d'un indéniable sang-froid, les tireurs se sont d'abord trompés d'adresse, s'arrêtant d'abord au numéro 6 de la rue, qui abrite un service annexe de l'hebdomadaire, indique l'un des policiers. "Là, ils n'ont pas tiré, ne se sont pas affolés et sont allés au 10, siège de la rédaction de Charlie Hebdo", dit-il.

 

16:37 Des dizaines de rassemblements de soutien sont organisés ce soir en France, mais aussi en Belgique, ainsi qu'à Genève, selon cette carte publiée par "Le Monde":

 

 

16:16 Les musulmans du monde entier se désolidarisent totalement de cet acte barbare perpétré, selon ses auteurs pour "venger le prophète Mohammed". Tarik Ramadan a publié ce post sur Twitter:

 

 

16:14 Les citations, très tranchées, des dessinateurs disparus sont à la Une des réseaux sociaux. Le journaliste-vedette de la RTS, Darius Rochebin, a choisi celle-ci, avec une photo de Wolinski et Cabu:

 

 

16:11 Les réactions affluent des quatre coins du monde. Du côté du journal "New Yorker", le dessinateur maison propose un dessin... blanc. "Appréciez de façon responsable ce dessin culturellement, éthiquement, religieusement et politiquement correct."

 

 

15:57 Au "Nouvelliste" aussi, le dessinateur Casal est choqué. "Ce qui est arrivé, c’est juste monstrueux. Tu pars bosser et voilà comment ça se termine. J’avais fait la connaissance de Cabu à Morges-sous-rire, c’était quelqu’un de bien. C’étaient tous des gens super bien, des gens comme moi qui faisaient leur boulot en maniant l’humour. Ca me dégoûte vraiment mais cela ne m’empêchera pas de continuer à vivre grâce à l’humour. Au contraire, j’irai même encore plus loin pour faire vivre leur mémoire."  

15:55 George Wolinski venait régulièrement en Suisse. Le 15 septembre 1998, il avait été l'invité du Club de la presse du Valais. Il avait laissé ce dessin en guise de remerciement.

15:31 Tignous, Charb, Wolinski et Cabu, la fine fleur des caricaturistes français, fauchés par des fondamentalistes ce mercredi 7 janvier.

15:19 La police lance un appel à témoins via les médias français.

15:14 Raymond Bürki, aujourd'hui retraité de "24 Heures est effondré. "Je suis très triste. C'est un drame inimaginable, épouvantable".

"Le monde a perdu de grandes plumes. Ce sont des sommités dans le dessin. C'est incroyable, c'est pas possible d'être tué à cause d'un dessin ou deux."

15:11 Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, confirme le lourd bilan: 12 morts, 8 blessés, dont 4 en état "d'urgence absolue".

15:10 En Suisse aussi, on réagit. A commencer par le dessinateur Thierry Barrigue. "C'est une tristesse énorme qui m'envahit", a-t-il déclaré, en pleurs, après l'attaque meurtrière contre le magazine "Charlie Hebdo". "(Les dessinateurs) Cabu, Charb, Wolinski, Tignous, ce sont des amis. La dessinatrice Coco, qui travaille à "Charlie Hebdo" et à "Vigousse", est heureusement vivante. Elle s'est cachée sous un meuble".

Libertés essentielles

Ce ne sont pas les dessinateurs ou les journaux satiriques qui sont en péril: "Nos libertés fondamentales sont menacées. Ces gens-là sont morts pour que l'on puisse s'exprimer librement. Pour que nous puissions parler haut et fort. Sans ça, il n'y a pas de démocratie possible".

Pas se taire

"On ne peut pas se taire, si on se tait, on a perdu. C'est un hommage à ces amis qui sont morts pour que l'on puisse tous continuer à vivre libre", relève le rédacteur en chef de "Vigousse".

15:09 Les tireurs ont abandonné leur voiture noire en plein coeur de Paris, avant de partir en direction du nord de la capitale. Depuis, les policiers ont perdu leur trace. Le RAID, le groupe d'intervention, a été déployé en Seine-St-Denis.

15:07 Un mouvement de soutien "Je suis Charlie" est lancé sur Twitter. Il est très largement répercuté sur les réseaux sociaux.

 

15:04 Trois heures trente après l'attentat, des ambulances continuent d'évacuer des blessés de la rédaction de "Charlie Hebdo".

14:51 Les réactions affluent de toutes parts. Les dessinateurs de presse sont bien évidemment choqués par la perte de quatre des leurs. Plantu, qui travaille pour "Le Monde" et "L'Express" a publié ce dessin sur son compte Twitter.

 

 

14:50 Président de l'UMP et ancien président de la République, Nicolas Sarkozy s'est également exprimé. "Notre démocratie est attaquée, nosu devons la défendre sans faiblesse."

14:42 Sur cette vidéo, on voit deux des agresseurs présumés, qui retournent calmement à leur voiture, après le carnage. Ils viennent d'exécuter un policier et ils disent distinctement: "on a vengé le prophète Mohammed, on a tué Charlie Hebdo"!

 

14:11 La fusillade suscite la consternation en Suisse aussi. Les éditeurs de journaux romands, regroupés au sein de Médias Suisses, parlent d'une "journée noire" pour la liberté de la presse et pour le rayonnement de la France.

14:10 La dessinatrice "Coco", qui travaille pour Charlie Hebdo, a été témoin de l'attaque. "J’étais allée chercher ma fille à la garderie, en arrivant devant la porte de l’immeuble du journal deux hommes cagoulés et armés nous ont brutalement menacées. Ils voulaient entrer, monter. J’ai tapé le code. Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu (des dessinateurs décédés dans l'attaque, ndlr). Ça a duré cinq minutes… Je m’étais réfugiée sous un bureau… Ils parlaient parfaitement le français… Se revendiquaient d’Al Qaïda", a-t-elle expliqué à l'Humanité.

14:08 La chancelière allemande Angela Merkel condamne un "attentat abominable", rapporte l'AFP.

14:05 Les dessinateurs Wolinski et Tignous sont tous deux morts, selon l'avocat de Charlie Hebdo.

14:03 Le Conseil du culte musulman condamne un "acte barbare" contre "la démocratie", rapporte France24.

13:58 Selon une journaliste du Monde, tous les témoins sont interrogés par la police dans un petit théâtre proche du siège de Charlie Hebdo. Ils y reçoivent une aide psychologique

13:35 Selon nos confrères du Point.fr, les dessinateurs Cabu et Charb seraient parmi les victimes.

Dans le numéro de cette semaine, Stéphane Charbonnier avait eu une triste prémonition:

 

13:18 La piste islamiste se précise: une vidéo, tournée depuis un toit d'une rue voisine, est diffusée sur les réseaux sociaux. Nous ne la publierons pas ici, puisqu'on y voit l'un des terroristes achever un policier à terre. "Tu as voulu nous tuer?" "Non, c'est bon, chef", réplique le policier avant d'être froidement exécuté. Les deux hommes, tout de noir vêtu et lourdement armés vont ensuite vers une voiture noire, en criant, "on a vengé le prophète Mohammed, on a tué Charlie Hebdo!" Ils font preuve d'un calme effrayant.

13:10 Une première vidéo de l'attaque, filmée par des témoins réfugiés sur les toits, est diffusée par France24.

 

13:08 Elise Barthet, journaliste au Monde, a posté ce tweet. Sur la photo, on voit des policiers faire face à ce qui semble être les agresseurs.

 

13:04 Le président de Reporters sans Frontières, Christophe Deloire, a déclaré sur I-Télé qu'il s'agissait d'un "attentat barbare. Ce sont des choses que l'on peut voir au Pakistan ou en Somalie. Mais en France... C'est une attaque contre la liberté d'expression, contre nos libertés. On peut craindre la répétition de telles violences."

12:54 François Hollande annonce une réunion avec les ministres concernés à l'Elysée à 14 heures.

12:53 Le bilan, toujours provisoire, s'élève à 11 morts et 4 blessés graves.

12:50 François Hollande est sur le site. Le plan Vigipirate attentat, le plus haut niveau de sécurité en France, a été déclenché. 

Une fusillade a éclaté mercredi dans le hall et devant le siège de l'hebdomadaire français Charlie Hebdo à Paris. Le Parquet de Paris annonce onze morts, dont deux policiers. Des témoins ont signalé que de nombreux policiers sont présents sur les lieux et qu'une trentaine de coups de feu ont été entendus.

 

Des hommes cagoulés, vêtus de noir, et lourdement armés, ont pénétré dans les locaux de l'hebdomadaire, dans le XIe arrondissement, a rapporté sur iTELE un journaliste de l'agence Première ligne, dont les locaux sont situés juste en face.

Ils en sont ensuite ressortis et, les voyant armés, "trois policiers arrivés en vélo sont repartis", a précisé Benoît Bringer. Les agresseurs sont ensuite montés à bord d'une voiture après avoir crié dans la rue.

Le siège de l'hebdomadaire satirique, alors dans le XXe arrondissement, avait été incendié en novembre 2011 après l'annonce de la sortie d'un numéro baptisé "Charia Hebdo", avec "Mahomet rédacteur en chef". Le sinistre n'avait pas fait de blessé. Le site Internet du journal avait par ailleurs été piraté.

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