Allaiter et travailler, c'est possible

La fin du congé maternité a sonné. C'est le moment de reprendre le travail. Si la maman souhaite poursuivre son allaitement, c'est tout à fait réalisable. La loi prévoit des dispositions en ce sens.

11 sept. 2017, 13:42
/ Màj. le 13 sept. 2017 à 20:00
Allaiter au travail demande une certaine organisation. La loi prévoit des dispositions pour simplifier la vie des mamans.

Le congé maternité arrive à son terme. La maman doit penser gentiment à reprendre son activité professionnelle. Pour de nombreuses femmes, cela paraît compliqué de conjuguer allaitement et travail. Du coup, elles choisissent de sevrer leur bébé.

Pourtant, il est tout à fait possible de concilier les deux si la maman le souhaite. La loi fédérale sur le travail et les ordonnances contiennent des dispositions en ce sens.

Ouvrir le dialogue

«C’est vrai que ce n’est jamais facile de gérer la famille et le travail. D’ailleurs, nous recevons toutes les semaines entre 5 et 10 appels de jeunes mamans qui souhaitent des informations au sujet du retour au travail. Nous leur donnons des conseils généralisés sur leurs droits», explique Valérie Borioli Sandoz, responsable Politique de l’égalité à Travail suisse. Car des droits, ces femmes en ont.

«L’employée doit disposer de tout le temps nécessaire pour allaiter son bébé durant la première année de vie. Les pauses allaitement sont mêmes rémunérées (voir encadré)», ajoute-t-elle. 

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«En pratique, ce n’est pas toujours évident. Il faut certaines fois composer avec la méconnaissance de son patron quant aux droits de la femme enceinte ou de la maman qui allaite», reconnaît Valérie Borioli Sandoz.

Pour elle, il est essentiel d’ouvrir le dialogue. «Il faut absolument que l’employée dise ce dont elle a besoin et ce dont elle a envie. Elle doit aller parler ou négocier avec le chef avant son retour.» Cela permettra à chacun d’avoir le temps de s’organiser en conséquence.

«Pour s’y retrouver et avoir les bonnes informations, nous avons créé une application et un site internet www.mamagenda.ch.» Cet outil donne de nombreux conseils dès le début de la grossesse et permet également de garder un lien avec l’employeur.

Les bénéfices

Côté pratique, c’est sûr qu’allaiter son enfant et travailler demande une certaine organisation.

«Il n’existe pas de recette toute faite. Chaque situation est différente. La maman peut choisir d’allaiter exclusivement sur une plus ou moins longue période. Aussi, les besoins d’un bébé de 14 semaines ne sont pas les mêmes que ceux d’un bébé de 6 mois. L’idéal serait d’aller voir une personne ressource pour trouver une solution sur mesure pour la maman et son bébé. L’idéal serait de rencontrer une consultante en lactation, comme, par exemple, une sage-femme indépendante ou une conseillère de la leche league», conseille Alix Emery, sage-femme indépendante.

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Il existe de nombreuses possibilités. A noter que trois séances de conseil en allaitement sont prises en charge par la caisse maladie. «Je tiens à rassurer les mamans et à leur dire que c’est tout à fait faisable», rassure Alix Emery.

Aussi, la professionnelle recommande à ces mamans de s’entourer de personnes soutenantes pour les encourager à poursuivre leur allaitement.

Enfin, côté bénéfice, «cela reste pratique de nourrir son enfant au sein. C’est la nourriture la plus adaptée. L’OMS recommande un allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois, puis sa poursuite durant la phase de diversification», ajoute Alix Emery.

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L’allaitement couvre tous les besoins de l’enfants en calories et nutriments pendant les premiers mois de vie. Il favorise notamment le développement sensoriel et cognitif, protège le nourrisson contre les maladies infectieuses et chroniques. Il contribue à la santé de la maman, réduit le risque de cancer ovarien ou mammaire.
 

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