Les taxis du Val de Bagnes partent en guerre contre la concurrence déloyale

Fatigués de croiser la route de compagnies fantômes qui ne payent pas d'impôts, ni de taxes voire même de salaires, les professionnels du transport de personnes manifestent leur ras-le-bol.
06 août 2015, 15:16
Grety Vogel, la nouvelle présidente de l'association des taxis de Verbier et Victor Rebelo, porte-parole des transporteurs bagnards auprès de l'association genevoise.

L’Association des taxis de Verbier et du val de Bagnes poursuit sa croisade contre la concurrence illégale exercée par des compagnies pirates et étrangères. Mais la corporation désormais présidée par Grety Vogel n’est de loin plus seule à mener ce combat de longue haleine. «Nous nous sommes en effet joints à l’Association de taxis de service public – qui représente les intérêts d’environ 1'500 chauffeurs professionnels suisses et français -  pour dénoncer les problèmes de gestion et de contrôle du côté de l’aéroport international de Genève.»

Un combat qui risque de se muscler en cette fin 2012. «La guerre des taxis à l’aéroport est en effet carrément déclarée. Si  la table ronde qui doit réunir nos représentants, la direction de l’aéroport et les autorités politiques ne débouche sur aucune avancée notoire, des mouvements de grève de dimension sans précédent seront organisés sur le périmètre de l’aéroport».

Si Grety Vogel et ses pairs n’ont pas prévu de participer à la première action annoncée pour ce lundi 10 décembre, ils sont prêts à rouler sur Genève lors des autres jours de blocage programmés pour les 14 et 15 décembre. «Nous n’exigeons rien moins que la mise en application de la loi en vigueur et sans délai.»

Une séance d’information est prévue en terre valaisanne, ce samedi 8  décembre avec la présence de collègues du comité des taxis du service public de Genève. Pour y participer, une adresse mail: info@verbiertaxi.ch