Les multiples facettes du Verbier Festival

Plus qu'un simple événement classique, le Verbier Festival a de multiples facettes."Le Nouvelliste" vous propose d'en découvrir six avant que les premières notes ne s'envolent. Un choix forcément subjectif mais qui montre la richesse de la manifestation phare de l'été bagnard.

19 juil. 2017, 19:41
/ Màj. le 19 juil. 2017 à 21:40
Une nouvelle ligne graphique pour le Verbier Festival et un nouveau souffle artistique.

J-2 pour le Verbier Festival. Vendredi, la 24e édition sera lancée dans la station bagnarde avec en ouverture le chef d'oeuvre de Richard Strauss, Salomé, en version orchestrale. Une oeuvre que dirigera le célèbre chef lausannois Charles Dutoit dont ce sera l'ultime apparition à la baguette du Verbier Festival Orchestra après neuf ans.

Lancé en 1994 par Martin Engstroem, le Verbier Festival n'a cessé de grandir pour devenir l'une des manifestations incontournables de l'été. "Le Nouvelliste" vous propose d'en faire le tour en quelques facettes forcément subjectives.

La star: Evgeny Kissin

S’il n’en fallait citer qu’une, le pianiste russe fait incontestablement figure de superstar à Verbier. Présent dès la première édition et fidèle de la station du pied des Combins, le virtuose se produira le 26 juillet en solo et le 30 juillet en quintet. Mais d’autres grands noms illumineront le festival à l’instar du pianiste hongrois András Schiff  (22 et 25 juillet), de la violoniste néerlandaise Janine Jansen (2, 4 et 6 août) ou de l’étoile montante du clavier, le Français Lucas Debargue (30 juillet et 4 août).

 

 

La révélation: Daniel Lozakovich

On dit de lui qu’il est l’avenir de la musique classique. Le violoniste suédois de 16 ans, dont c’est la troisième venue à Verbier, fera montre de son talent dans le célèbre Concerto n01 de Bruch  le 25 juillet à la salle des Combins.  L’archet prodige - plus jeune artiste à avoir signé avec le prestigieux label Deutsche Grammophon - se produira aussi dans un programme de musique de chambre le 27 juillet.

 

 

Le Concert: Esa-Pekka Salonen

Quand le compositeur et chef finlandais s’empare du légendaire Elektra de Richard Strauss, on peut s’attendre à un moment d’anthologie. Réservez donc la date du 27 juillet. Autre temps fort: le retour d’Antonio Pappano à Verbier. Le chef italien, l’un des plus sollicités du moment, dirigera le poème symphonique Une vie de héros de Strauss – encore lui – le 3 août. Quant aux amateurs de musique de chambre, ils se délecteront de nombreuses Rencontres inédites entre prestigieux interprètes.

 

 

L’Academy: la pépinière de talents

Plus qu’un festival, Verbier est une vraie école où se forment les stars de demain. Les fameux violonistes Renaud Capuçon et David Garrett ont par exemple bénéficé de ces masterclasses distillées par des pédagogues renommés. Chaque été, ils sont une soixantaine de jeunes de 16 à 30 ans à venir se perfectionner en altitude. Dont cette année la pianniste valaisanne de 22 ans Fanny Monnet, musicienne en résidence.    

 


Fest’Off: des événements à foison

Non le Verbier Festival n’est pas réservé qu’aux bourses bien garnies. Lancé en 2008, le Fest’Off n’a cessé de s’étoffer pour offrir aujourd’hui une centaine d’événements gratuits répartis sur 17 jours.  
Comme les Classic-Express - une série de concerts pédagogiques de 30 minutes -, les randos-musicales en pleine nature à partager en famille, ou encore le Fest’Off Film présentant des toiles où la musique joue les héroïnes. 

ALTernatif: au-delà du classique

«Un festival classique pas classique», telle est la devise du Verbier Festival. Sa programmation s’ouvre ainsi à d’autres courants comme le jazz, la world music ou l’électronique. Des sessions inédites à savourer dans les bars et pubs de la station. Mention spéciale au Hangar, the place to be du festival off, niché derrière la Poste, devenu un vrai lieu d’expérimentations.