La Patrouille des Glaciers, quel bénéfice pour les hôtels ?

Cette semaine, 5400 coureurs seront au départ de la Patrouille des glaciers, répartis presque également entre Arolla et Zermatt. Un événement qui génère 20'000 nuitées entre les militaires et les patrouilleurs. Un prolongement de la saison pour les hôtels qui collaborent avec l'Armée.
28 avr. 2014, 14:45
Competitors of the Glacier Patrol race on their way to La Barma, during the 13th edition of the Glacier Patrol race, in Verbier, South-Western Switzerland, Saturday, April 19, 2008. The Glacier Patrol (Patrouille des Glaciers) organized by the Swiss Army sees highly-experienced hiker-skiers trek across the Haute Route along the Swiss-Italian border from Zermatt to Verbier. The race covers 53 kilometers (31.8 miles) by foot and ski, with over 7000 meters gained and lost along the way. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

«Entre 8000 et 10 000 jours de service sont effectués en station et sur le parcours pour préparer l’événement, assurer son bon fonctionnement et le rangement des installations», explique le colonel David André Beeler, chef de la communication de la PDG. Soit 10 000 nuitées partagées entre établissements hôteliers, appartements et dortoirs. «Pour loger les militaires, nous passons des accords avec les hôtels car nous devons appliquer le tarif de l’armée, comme pour un cours de répétition ordinaire. En fonction de la classe de l’établissement et du grade de la personne à loger, le budget pour une nuit varie entre 8 et 50 francs», détaille le colonel Christian Germanier, chef des finances de la course.

Se plier au budget de l’Armée

A Arolla, le Grand Hôtel Kurhaus affiche complet du mardi après Pâques au jour de la course, grâce à la présence de militaires et de coureurs. Mais comment rentabiliser l’établissement en se pliant au budget militaire, loin des tarifs normaux des chambres? «Durant cette période, je ne gère pas le Kurhaus comme un hôtel. L’armée loue l’établissement et gère ses nuitées», précise le maître des lieux Peter Weatherill. A Verbier, sur la place Centrale, l’Hôtel Ermitage évalue à 7% l’augmentation de son chiffre d’affaires en avril grâce à la PDG. «C’est sûr, nous pourrions atteindre le même chiffre en accueillant moins de militaires et plus de civils, mais nous jouons le jeu car l’événement est un bienfait pour toute la station. De plus, grâce à l’armée, nous avons la garantie d’avoir du monde durant la première semaine de mai, une période creuse pour l’hôtellerie», déclare Hugo Perraudin, copropriétaire de l’hôtel.

Du côté de Zermatt, une trentaine d’hôtels se mettent à disposition de la PDG depuis des années. «Au-delà des quelques 3000 nuitées que cela génère, c’est l’image de la station tout entière qui en profite grâce à une présence médiatique importante», explique Florian Julen, membre de l’Association des hôteliers de Zermatt. A Arolla, l’Hôtel du Pigne est le seul de la station à accueillir des civils uniquement. «Nous sommes complet les nuits précédents les départs, car nous logeons des ravitailleurs et des patrouilleurs qui préfèrent choisir leur établissement. Pour le mois d’avril, c’est une hausse de notre chiffre d’affaires de 35%», assure la patronne du trois-étoiles, Séverine Loncke.