Avec la parapentiste Yael Margelisch, ça décoiffe

La jeune parapentiste de Verbier vient de ramener une troisième place des championnats d’Europe au Portugal.

01 août 2018, 17:03
Yael Margelisch, 43e du classement général mixte.

La fille du val de Bagnes souhaitait, dès son plus jeune âge, être pilote d’hélicoptère. Idée qu’elle a malheureusement dû abandonner à cause d’un problème à un œil. Connaissant un instructeur de parapente, Yael Margelisch a voulu tester la discipline et dès lors, à l’âge de 19 ans, ce fut le coup de foudre. Elle n’a plus jamais quitté le parapente. La passionnée a ensuite obtenu sa licence théorique puis pratique avant d’être instructrice à l’école de vol du Châble grâce à l’expérience acquise et aux brevets biplace (2014) et instructeur (2015). À côté de sa passion, Yael travaille en alternant les vols biplaces, en été, du côté de Villeneuve et, en hiver, les cours qu’elle dispense à l’école de ski de Verbier. Elle qualifie son sport favori comme relativement technique. «Contrairement à ce que l’on pense, il n’est pas nécessaire d’avoir une très bonne condition physique pour pratiquer le parapente, c’est surtout la précision des techniques de pilotage qui est importante. Il faut être concentré, bien réveillé et avoir l’esprit de compétition. C’est une course mais dans les airs.»

Les championnats européens en bronze

Samedi dernier, Yael Margelisch a terminé au troisième rang dans la catégorie féminine, 43e au classement général mixte, et a ainsi ajouté un nouveau bon résultat à son palmarès déjà bien fourni. En effet, la parapentiste de 27 ans compte plusieurs participations aux compétitions nationales et internationales de distance. C’est en 2015 qu’elle prend part à ses premières compétitions. Depuis, elle peut se targuer d’aligner sept podiums en coupe du monde: quatre médailles de bronze, deux médailles d’argent et une médaille d’or, en Équateur l’année passée. Yael Margelisch voyage donc beaucoup pour participer aux compétitions internationales qui se déroulent notamment en Amérique du Sud, en Inde et en Europe de l’Est. Les catégories, qui se divisent en féminine ou masculine, comptent néanmoins très peu de femmes participantes. «Seulement un quart des licenciés suisses sont des femmes. Nous avons moins de confiance en nous et de motivation que les hommes pour pratiquer le parapente» regrette quelque peu la parapentiste.

Un top 15 comme objectif

Le principal objectif pour la pilote de Verbier est de faire un top 15 au classement général des championnats de Suisse de Disentis dans les grisons, du 5 au 11 août prochain. Elle souhaite également se dédier davantage au «marche et vol», discipline en plein essor combinant la randonnée et le parapente, en prenant part à la VercoFly de Vercorin qui aura lieu fin août. Yael Margelisch espère conclure la course qu’elle a dû abandonner lors de ses deux dernières participations suite à des problèmes de genoux. La parapentiste de 27 ans va également effectuer ses débuts en compétition d’acrobatie au Villeneuve Acro show qui compte pour les championnats de Suisse. Concourir au niveau international en acrobatique, qui demande énormément de temps d’entraînement en dehors de son travail, n’est cependant pas compatible avec son emploi du temps.

Adrien Jacquérioz