Arnaque à l’amour sur internet: une dizaine de Valaisans piégés

L’escroquerie aux sentiments amoureux sur internet touche aussi le Valais. Les internautes arnaqués ont perdu en moyenne 60 000 francs. Les femmes ayant une cinquantaine d’années sont les plus touchées.

21 mai 2019, 10:53
Les escrocs utilisent nos faiblesses pour nous arnaquer.

Depuis 2017, une dizaine de Valaisans ont déposé plainte après avoir été victimes d’escroqueries au sentiment amoureux sur internet. Selon la police cantonale, ces personnes ont perdu en moyenne 60 000 francs dans ces affaires.

Le nombre de personnes concernées devrait être beaucoup plus élevé que celui des plaintes, parce que «par honte, les victimes n’osent même pas en parler à leurs proches», explique Cynthia Zermatten, de l’unité communication et prévention de la police cantonale.

Les deux sexes sont concernés par ces arnaques. «Les victimes répertoriées sont très souvent des femmes d’une cinquantaine d’années, mais les hommes sont aussi touchés».

Un mode opératoire simple

La manière de travailler des escrocs est assez simple. Ils créent de faux profils sur les réseaux sociaux ou sur les sites de rencontre pour rentrer en contact avec des personnes en recherche d’amour. «Une fois le contact établi, ils vont s’employer à manipuler sa victime afin de la faire tomber éperdument amoureuse. Ils vont lui faire croire à un amour parfait; compliments, belles déclarations, promesses, flatteries…»

La romance sur internet peut durer plusieurs semaines. Ensuite, l’escroc raconte un souci insurmontable qui ne peut être résolu qu’avec de l’argent. La manipulation mentale est telle que «la victime va être amenée à proposer elle-même une aide financière»… qui va bien sûr être acceptée. Le passage par une plateforme de transfert d’argent, comme Western Union, est souvent utilisé, parce que cette méthode a l’avantage de ne laisser aucune trace.

Pendant ces périodes de drague sur internet, la victime peut aussi être amenée à envoyer des photos dénudées, qui peuvent ensuite être utilisées dans le cadre d’un chantage appelé sextorsion.

Recommandations

Pour éviter de tomber dans de tels pièges, la police cantonale recommande de ne jamais verser d’argent à des personnes qu’on ne connaît pas dans le monde réel et d’éviter d’envoyer des photos qui pourraient être utilisées pour du chantage.