143 Valais: une hausse d’appels pour souffrances psychiques

Les statistiques 2017 de La Main Tendue du Valais montrent que de nombreux appelants ont sollicité de l'aide pour des motifs psychiques. La solitude est également très présente.
14 mars 2018, 05:30
La Main Tendue valaisanne ne voit pas ses appels diminuer. Au contraire.

Près de 14 000 appels en 2017. Créé il y a quarante-trois ans, le 143 Valais, appelé aussi La Main Tendue, a encore prouvé sa nécessité l’an dernier, selon les statistiques sorties en cette journée nationale du 143. En 2017, les appels pour des raisons de souffrances psychiques ont fortement augmenté dans le canton, avec une hausse de 21% par rapport à 2016. «C’est difficile à l’expliquer; cela montre cependant que les gens ont besoin d’une oreille et ne savent pas vers qui se tourner ou à qui se confier. Leurs problèmes prennent alors une grande ampleur et il leur faut une écoute urgente», explique Bernard Métrailler, le président de La Main Tendue valaisanne.

Parmi les autres motifs des appels se trouvent également la solitude et des soucis dans la gestion du quotidien. «Cela peut aller d’inquiétudes financières à des problèmes de voisinage. Aucun appel n’est anodin pour l’appelant. Pour lui, le 143 est vital à ce moment-là», ajoute Bernard Métrailler. 80% des téléphones concernent ainsi les domaines des souffrances psychiques, de la solitude et de la gestion du quotidien. «Ces trois raisons s’entremêlent souvent», note encore le président du 143.

Confidentiel et anonyme

Autre constat: les Valaisannes sont toujours les plus nombreuses à appeler la ligne. Elles étaient quasiment trois fois plus que les hommes à composer le 143 en 2017. «C’est difficile là aussi d'en expliquer les raisons. Peut-être que les hommes osent moins raconter leurs ressentis», suggère Bernard Métrailler.

La force de La Main Tendue est d’être en fonction 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Près de soixante répondants bénévoles sont à l’écoute en permanence préservant l’anonymat et la confidentialité. «C’est une garantie que nous donnons. C’est pour cela que les répondants restent dans l’ombre», explique Bernard Métrailler. Les bénévoles suivent tous une formation après avoir passé un entretien. «Les personnes choisies doivent être suffisamment mûres pour pouvoir répondre à des gens en détresse», remarque le président du 143 Valais.

Marc Aymon, nouveau parrain

Après l’humoriste Anthony Kavanagh qui avait accepté d’être le premier parrain de la ligne valaisanne, c’est au tour du chanteur Marc Aymon de reprendre le flambeau pour «mettre en lumière le 143 Valais avec dynamisme», explique-t-il.

par Christine Savioz