Wikileaks: à Genève, on réclame l'asile pour Julian Assange

19 déc. 2019, 13:30
ONG, politiciens et syndicalistes ont manifesté ce jeudi, sur la place des Nations, à Genève.

Des ONG, des syndicats et les sections genevoises de plusieurs partis de gauche demandent à la Suisse l'asile pour le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, détenu en Grande-Bretagne. Des dizaines de personnes ont appelé jeudi à Genève à sa "libération immédiate".

La justice britannique doit décider prochainement si elle autorise ou non l'extradition de l'Australien vers les Etats-Unis pour espionnage. En 2010, WikiLeaks avait publié plus de 700'000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines.

Ceux-ci mentionnaient des violations des droits de l'homme. Certains d'entre eux ont aussi provoqué un danger pour des sources et des problèmes pour les Etats-Unis avec certains de leurs alliés.

La Suisse ne restera pas silencieuse face à l'injustice des institutions judiciaires.
Un responsable de Solidarités sans frontières

"Notre présence montre que la population suisse ne soutient pas" l'attitude d'un "Etat démocratique" comme la Grande-Bretagne, a affirmé sur la Place des Nations une responsable de Solidarités sans frontières qui avait appelé à cette manifestation. "La Suisse ne restera pas silencieuse face à l'injustice des institutions judiciaires", a-t-elle ajouté.

"Liberté pour Assange", demandaient plusieurs banderoles. Près d'une vingtaine d'organisations ont rejoint le mouvement. Elles souhaitent que Julian Assange soit "immédiatement" relâché et conduit "dans un lieu sûr". Elles appellent surtout la Suisse à lui donner l'asile. Un appel similaire avait été lancé il y a quelques mois par plus de 20 juristes suisses.

 

 

Parmi les partis locaux, les Verts ont annoncé préparer une résolution pour demander que le fondateur de WikiLeaks puisse obtenir un visa humanitaire de la Suisse afin d'être soigné aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Et le Parti socialiste (PS) appelle plus largement à un cadre légal pour protéger les lanceurs d'alerte et les données.