Votations du 14 juin: faible majorité contre l'impôt sur les successions

51% des personnes sondées par la SSR voteraient contre l'impôt sur les successions soumis au vote le 14 juin. 11% sont encore indécises.

08 mai 2015, 17:10
votations

Une faible majorité de 51% se dessine contre l'impôt sur les successions soumis au vote le 14 juin, selon le premier sondage SSR publié vendredi. Pour les autres objets, l'incertitude est de mise.

Si les Suisses s'étaient rendus aux urnes la semaine dernière, l'initiative pour l'imposition des successions aurait été rejetée par 51% des voix, contre 38%. Les indécis représentaient 11%. Sur cet objet, la formation de l'opinion est déjà bien avancée, indique vendredi l'institut GfS Bern.

En revanche, pour ce qui est de la révision de la loi sur la radio et la télévision (LRTV) et du diagnostic préimplantatoire, tout est encore possible. La première recueille 46% de oui, contre 45% de non et 9% d'indécis, le second 40% d'avis favorables et 44% de rejets avec encore 16% d'indécis.

Bourses d’études

Pour l’initiative sur les bourses d’études, le résultat est de 49% de oui, 37% de non et 14% d'indécis. Si l'on part du principe d'une évolution-type pour les initiatives populaires, cet objet devrait être rejeté, écrit l'institut de sondage.

Successions: polarisation claire

Pour ce qui est des tendances par partis, la réforme de l'imposition des successions souhaitée par la gauche est logiquement marquée par un net clivage. Si les électeurs du PS (71%) et des Verts (77%) l'approuvent largement, l'initiative est rejetée tout aussi clairement par les sympathisants du PLR (82%), de l'UDC (74%) et du PDC (67%).

Chez les sans-parti, 32% entendent voter oui, 53% non, tandis que 15% ne savent pas encore. Selon GfS Bern, les sondés sont déjà bien informés sur les tenants et aboutissants de ce vote, et les partisans de l'initiative ont de la peine à faire passer leurs messages.

Pour la révision de la LRTV également, l'opinion est déjà bien formée - avec seulement 9% d'indécis-, mais avec un écart de 1% entre le oui et le non, l'issue du scrutin reste incertaine. La méfiance envers cette réforme vient surtout des électeurs de l'UDC et du PLR ainsi que des personnes ayant une attitude critique envers les autorités.

DPI: nombreux indécis

Concernant le diagnostic préimplantatoire (DPI), GfS Bern considère qu'un débat approfondi n'a pas encore eu lieu, ce qui explique les 16% d'indécis, de tous bords politiques. Seule l'UDC affiche une majorité d'opposants (55% de non/35 de oui), tandis qu'une tendance au rejet se dessine au PDC (49%/40%), bien que ce parti ait adopté un mot d'ordre positif.

Les électeurs du PS sont majoritairement favorables, avec 50% de oui contre 33% de non. Au PLR, les indécis sont encore très nombreux (22%).

L'initiative sur les bourses d'études est, comme celle sur les successions, marquée par un clivage gauche-droite. Malgré un début de campagne plutôt positif, sachant que la tendance au non augmente plus on approche du vote, ce texte devrait être rejeté, prédit GfS Bern.

Environ 43% des sondés ont indiqué vouloir voter. Ce sondage a été mené entre le 27 avril et le 2 mai par GfS Bern sur mandat de la SSR auprès de 1212 citoyens des trois régions linguistiques. La marge d'erreur est de +/- 2,9%.