Ville de Genève: quatre candidats aspirent à s'asseoir sur le siège de Pierre Maudet

Les Genevois vont devoir choisir le successeur de Pierre Maudet à l'exécutif de la Ville de Genève, le 4 novembre prochain.

17 oct. 2012, 07:34
Quatre candidats à l'exécutif de la ville de Genève, de gauche à droite; Guillaume Barazzone, PDC, Didier Bonny, hors parti, Eric Bertinat, UDC, et Salika Wenger, Parti du Travail.

Quatre candidats vont se disputer le 4 novembre le siège laissé vacant par le PLR Pierre Maudet à l'exécutif de la Ville de Genève. A droite, les électeurs auront le choix entre trois prétendants, alors qu'à gauche, seul le Parti du travail brigue le poste.

Un paramètre est toutefois acquis avant cette élection. Le successeur de Pierre Maudet, qui aura la charge du département de la sécurité, ne sera pas PLR. Les libéraux-radicaux ont renoncé à lancer l'un des leurs dans la course, préférant soigner leur alliance avec le PDC en soutenant son candidat Guillaume Barazzone.

Le pari de Didier Bonny

Député au Grand Conseil, M. Barazzone, 30 ans, représentant de l'Entente, retrouve sur sa route un ancien collègue du PDC. Didier Bonny, 48 ans, se présente sans attache partisane. L'enseignant, très engagé dans les milieux associatifs, a attendu le dernier moment pour se porter candidat. Aucune formation politique ne l'appuie.

De grande ambitions se font jour aussi plus à droite. L'UDC a lancé dans la course Eric Bertinat, 56 ans. Le conseiller municipal conservateur avait déjà tenté d'accéder à l'exécutif de la Ville de Genève en 2011. M. Bertinat dispose cette fois d'un atout: il peut compter sur le soutien du Mouvement citoyens genevois (MCG).

Une nouvelle alliance

A Genève, l'UDC et le MCG ont opéré récemment un rapprochement pour augmenter leurs chances de succès lors des élections. L'UDC a ainsi soutenu le MCG lors de l'élection partielle du Conseil d'Etat et le parti populiste va lui rendre la pareille pour la Cour des comptes et l'exécutif de la Ville de Genève.

Si à droite, l'élection attise les convoitises, à gauche, elle ne suscite qu'un intérêt poli, les socialistes, les Verts et l'extrême gauche occupant déjà quatre des cinq sièges du conseil administratif de la Ville de Genève. Seul le Parti du travail (PdT) est sorti du bois en présentant Salika Wenger.

La candidature de la conseillère municipale de 63 ans n'est cependant pas du goût de l'ensemble de la gauche. Certains estiment en effet qu'il ne serait pas raisonnable d'avoir un exécutif composé uniquement de représentants de la gauche et qu'il serait de bon ton de laisser le siège vacant à la droite.

La sécurité sur toutes les lèvres

A trois semaines du scrutin, la campagne pour cette élection n'a pas véritablement démarré, à cause d'un agenda politique très chargé au bout du lac. Les thèmes privilégiés par les candidats sont la sécurité, qui constitue une des grandes préoccupations des Genevois, ainsi que les problèmes de logement.