Vagues de chaleur plus fréquentes dans le Sud de l'Europe

Selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), la fréquence et l'intensité des vagues de chaleur vont augmenter en raison du changement climatique.

28 mars 2012, 17:44
chaleur

Des précipitations plus fortes sont prévisibles dans certaines régions et des sécheresses plus sévères ailleurs.

«Il est quasiment certain que l'augmentation de la fréquence des  températures élevées et la diminution des températures les plus  basses aura lieu tout au long du siècle à une échelle planétaire. Il  est très probable (90 à 100%) que les vagues de chaleur vont êtres  plus longues, plus fréquentes et/ou plus intenses sur la plupart des  terres», affirme le rapport sur la gestion des risques liés aux  événements climatiques extrêmes (SREX).

Le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) Rajendra Pachauri a présenté lors d'une conférence de  presse téléphonique les conclusions du rapport. Il a lancé un nouvel  appel non seulement à prendre les mesures d'adaptation nécessaires,  mais à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin d'éviter  les effets de seuil.

Ce rapport de 592 pages, dont un résumé avait été publié le 18  novembre, réunit les travaux de 220 auteurs de 62 pays. Pour la  première fois, il évalue avec plus ou moins de certitude la  fréquence et l'intensité des phénomènes climatiques extrêmes dans différentes régions du monde.

Sud de l'Europe

Il affirme, avec un niveau élevé de certitude, que les vagues de chaleur vont s'aggraver dans le sud de l'Europe et en Méditerranée. Les fortes précipitations vont augmenter dans l'Afrique de l'Est et  la sécheresse s'aggraver dans le nord-est du Brésil.

Le Giec avertit que les extrêmes climatiques, combinés à des risques socio-économiques, peuvent être à l'origine d'un plus grand  nombre de catastrophes.

«Nous avons suffisamment de connaissances pour prendre les bonnes  décisions sur la gestion des risques climatiques. Mais souvent nous  ne savons pas en tirer avantage», a déclaré Chris Field, co- président du groupe de travail II qui a dirigé le rapport avec le co- président du groupe de travail I Thomas Stocker, professeur à  l'Université de Berne.

Les observations réalisées depuis 1950 ont déjà démontré un  accroissement des événements extrêmes, liés à la fois au  développement économique, aux variations climatiques naturelles et  aux activités humaines. Ce phénomène va se poursuivre au cours du  XXIe siècle, assure le Giec.