Une militante de Greenpeace danse contre Gazprom à Zurich (vidéo)

Une activiste de Greenpeace a interprété à sa manière samedi soir à Zurich "La mort du cygne" pour protester contre les forages de Gazprom dans l'Arctique.
20 oct. 2013, 11:45
HANDOUT - Kurz vor Beginn des Konzerts "Classical Highlights" in der Zuercher Tonhalle hat am Samstag, 19. Oktober 2013, eine Greenpeace-Balletttaenzerin eine eigene Version des (in Oel-Schlamm) sterbenden Schwans uraufgefuehrt. Hintergrund sei das Sponsoring des russischen Energiekonzerns Gazprom, der in der Arktis die Lebensgrundlage von Menschen und Tieren aufs Spiel setze, wie Greenpeace Schweiz in einer Mitteilung schreibt. (GREENPEACE SCHWEIZ/Nicolas Fojtu) *** NO SALES, DARF NUR MIT VOLLSTAENDIGER QUELLENANGABE VERWENDET WERDEN ***

Une militante de Greenpeace a dansé samedi soir à Zurich contre les forages de Gazprom dans l'Arctique en se produisant avant un concert sponsorisé par le groupe pétrolier russe. Elle a présenté sa propre version de "La mort du cygne", en interprétant un volatile qui meurt dans une nappe d'or noir.

La danseuse s'est engluée dans de la mélasse, qui a fait office de pétrole pour l'occasion. Une projection a accompagné et complété la pièce, présentée devant la Tonhalle avant un concert de la série "Classical Highlights".

Le générique comportait le slogan "The Art of Arctic destruction - sponsored by Gazprom". Le groupe russe menace les conditions d'existence des humains et des animaux qui vivent dans l'Arctique en voulant procéder à des forages pétroliers dans la région, dénonce Greenpeace. "Gazprom n'a ni d'expérience en haute mer, ni de plans d'urgence suffisants en cas de marée noire."

D'autres groupes pétroliers comme Shell et Statoil prévoient aussi de forer dans l'Arctique, déplore l'organisation écologiste. Cette action de protestation fait partie d'une campagne internationale de Greenpeace visant à protéger l'Arctique.

En prison en Russie

Le 18 septembre dernier, un groupe de militants de l'organisation avait déjà protesté contre une plateforme de Gazprom installée dans l'Arctique. Arrêtés par les autorités russes, 28 activistes et deux journalistes, dont un Suisse, se trouvent depuis derrière les barreaux. Ils pourraient écoper d'une longue peine de prison.

Greenpeace a également visé Gazprom via le soutien du groupe russe à des événements sportifs. Notamment quand des militants de l'organisation écologiste ont protesté début octobre à l'occasion d'un match de football du FC Bâle, en descendant en rappel le toit du stade et en déployant une bannière. Cette action a valu une amende de 30'000 euros au club, une punition jugée injuste par Greenpeace.