Un patron exploite ses salariés à Genève pour construire sa villa

Un patron genevois a voulu se payer sa villa sur le dos de ses employés. Le syndicat Unia occupe jeudi ses locaux et prévoit une plainte voire une dénonciation pénale.

25 févr. 2016, 12:56
Le syndicat Unia estime également inhabituel qu'aucun salarié du chantier ne bénéficie d'un salaire d'employé qualifié sur le chantier.

Un patron du second oeuvre genevois a décidé de payer sa villa sur le dos de ses employés portugais, en leur prélevant notamment un loyer important. Le syndicat Unia a occupé jeudi ses locaux et prévoit une plainte et une dénonciation pénale en cas de blocage.

Deux employés revenus du Portugal ont participé à l'action menée sur le site de la société, a indiqué le responsable du dossier chez Unia. Ce dispositif est prévu jusqu'au réglement du différend. Les autres travailleurs sont restés dans leur pays après avoir été délogés par le patron.

Au total, cet homme retenait près de 800 francs à chaque employé pour les abriter à trois dans une pièce de sa villa. Un montant inacceptable, selon le syndicat.

Par ailleurs, l'entreprise payait le tarif conventionnel d'un aide non qualifié à ces employés mais elle n'annonçait que la moitié de leurs heures de travail. Le syndicat estime inhabituel qu'aucun salarié du chantier ne bénéficie d'un salaire d'employé qualifié sur le chantier.

Lorsque les employés ont protesté, le patron leur a donné des vacances. Mais à leur retour, il ne les a plus fait travailler et leur a demandé de quitter son logement. L'ats a tenté sans succès jeudi matin de joindre l'entreprise.