Un comité critique le projet du Conseil d'Etat sur le plan hospitalier

A quelques jours du débat au Grand Conseil neuchâtelois sur le plan hospitalier, un comité d'opposants a dénoncé mercredi en des termes virulents le projet du Conseil d'Etat. Il estime que son plan n'est pas applicable et menace la survie de l'Hôpital neuchâtelois (HNe).

21 mars 2012, 16:01
haeberli

"Notre objectif est que le Grand Conseil refuse le plan stratégique du Conseil d'Etat", a indiqué le député PLR Philippe Haeberli. Dans la ligne de mire de ce comité baptisé "Sauvons HNe", la conseillère d'Etat socialiste Gisèle Ory, accusée d'incompétence et de n'avoir pas su gérer correctement le problème hospitalier.

Référendum facultatif

"Le plan de Gisèle Ory coule les hôpitaux neuchâtelois", a estimé Pierre-Alain Storrer, membre du Parti bourgeois-démocratique (PBD). Pour le comité, ce plan de l'exécutif est médicalement contestable et financièrement disproportionné. Si le législatif l'accepte, le député Philippe Haeberli promet qu'il sera soumis au référendum.

Le gouvernement veut placer la chirurgie stationnaire, l'oncologie et la sénologie à La Chaux-de-Fonds alors que Neuchâtel abriterait la chirurgie ambulatoire et l'orthopédie et conserverait le secteur mère-enfant. Pour Gisèle Ory, ce plan permet d'atteindre un équilibre entre le Haut et le Bas du canton.

Site unique

Le comité «Sauvons HNe» affirme que son objectif consiste aussi à  créer le plus rapidement un hôpital unique de soins aigus afin de  réduire les coûts de la santé et d'assurer la sécurité sanitaire de  la population. Il juge beaucoup trop éloignée la date de 2022  avancée par le Conseil d'Etat.

Le gouvernement veut placer la chirurgie stationnaire,  l'oncologie et la sénologie à La Chaux-de-Fonds alors que Neuchâtel  abriterait la chirurgie ambulatoire et l'orthopédie et conserverait  le secteur mère-enfant. Depuis des semaines, médecins, politiciens  et communes du Haut comme du Bas du canton multiplient les prises de  positions sur ce sujet sensible qui divise.

Référendum facultatif

«Le plan de Gisèle Ory coule les hôpitaux neuchâtelois», a estimé  Pierre-Alain Storrer, membre du Parti bourgeois-démocratique (PBD).  Pour le comité, ce plan de l'exécutif est médicalement contestable  et financièrement disproportionné. Si le législatif l'accepte, le  député Philippe Haeberli promet qu'il sera soumis au référendum.

Le projet du Conseil d'Etat n'est pas soumis au référendum. Mais  le décret peut être soumis au référendum facultatif si 35 députés  sur les 115 du législatif le demandent. Une perspective qui suscite  la colère de la Ville de La Chaux-de-Fonds. Elle estime qu'une telle  démarche constituerait un nouveau blocage.

Dommages et intérêts

En cas de référendum, le Conseil communal a annoncé mercredi  qu'il devrait, «à regrets», envisager de requérir de l'Etat  neuchâtelois le paiement de dommages et intérêts pour le «préjudice  subi par la collectivité chaux-de-fonnière». Un nouveau retard dans  la mise en oeuvre du plan contreviendrait à des engagements  contractuels, a expliqué l'exécutif communal.