Ueli Maurer serait prêt à négocier à Bruxelles pour la Suisse

Interrogé à Sotchi par la télévision alémanique SF1, qui souhaitait savoir s'il était prêt à aller négocier à Bruxelles, Ueli Maurer a répondu: «Si le Conseil fédéral me mandate pour le faire, naturellement !»

13 févr. 2014, 21:59
Le conseiller fédéral se dit prêt à aller défendre les intérêts de la Suisse auprès de l'UE.

Optimiste malgré les nombreuses critiques, le conseiller fédéral a avancé cette métaphore: «La Suisse est un pays qui a du succès, avec tellement d'avantages. C'est comme au jass, il faut toujours jouer la carte gagnante. Nous avons encore beaucoup d'atouts dans la manche.»

Evoquant les résultats de la votation sur l'immigration de dimanche, il a relevé par ailleurs que son parti devait être dûment représenté au Conseil fédéral. «Cela correspond à la volonté du peuple et j'espère que le Parlement respectera cette volonté, la prochaine fois.»

Appel de Simonetta Sommaruga au ministre grec

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga s'est entretenue jeudi au téléphone avec le ministre grec des Affaires étrangères Evangelos Venizélos, dont le pays assume ce semestre la présidence du Conseil de l'UE. L'application de l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse et sa compatibilité avec Schengen étaient au coeur des discussions.

Dans un communiqué, la présidence grecque estime en effet que les exigences portées par l'initiative de l'UDC ne sont pas compatibles avec l'accord de Schengen, dont la Suisse est membre depuis 2008.
Il s'agit toutefois de s'efforcer de maintenir la «meilleure relation possible» entre la Suisse et l'Union européenne (UE), poursuit le communiqué. M. Venizélos a ainsi assuré à la conseillère fédérale de notifier «son point de vue au Conseil».

M. Venizélos a également évoqué les conclusions du Conseil de l'UE, rendues mardi. Les ministres ont ainsi rappelé que le marché intérieur européen est basé sur quatre libertés, la libre circulation des personnes étant l'une d'elles. L'UE ne peut donc pas accepter que «les droits fondamentaux formant le marché intérieur soient séparés».

La Croatie comme ligne rouge

Le ministre grec des Affaires étrangères a en outre souligné que le droit international - et non pas une révision constitutionnelle nationale - constitue la base des relations entre la Suisse et l'UE. Cette dernière ne pourrait en aucun cas accepter «que les 27 anciens Etats membre de l'UE et le nouveau membre qu'est la Croatie soient traités de manière différente en matière de libre circulation des personnes».

La Suisse est toutefois toujours la bienvenue à Athènes pour des entretiens bilatéraux, conclut le communiqué.