UDC: oui sans surprise pour l'achat du Gripen

Réunis en assemblée samedi à Näfels, les délégués de l'UDC se sont prononcés sans surprise en faveur de l'achat du Gripen.
05 avr. 2014, 13:47
SVP Delegierte stimmen ueber das Gripen-Fonds-Gesetz ab anlaesslich der Delegiertenversammlung der SVP am Samstag, 5. April 2014, in Naefels. (KEYSTONE/Steffen Schmidt)

L'UDC recommande de voter oui à l'achat du Gripen le 18 mai. Par 393 voix contre 1, les délégués ont suivi le plaidoyer du conseiller fédéral Ueli Maurer pour l'acquisition de 22 avions de combat suédois, lors de l'assemblée de l'UDC samedi à Näfels (GL).

Le 18 mai, le peuple suisse vote pour plus que l'achat d'un avion, "nous votons sur l'indépendance et la sécurité de notre pays", a lancé Ueli Maurer aux délégués de l'UDC. Le ministre de la défense a mis en garde contre la campagne perfide des opposants au Gripen: ils essayent d'affaiblir l'armée par des voies détournées, afin qu'elle finisse par perdre toute crédibilité.

Le Gripen est moins cher que ses concurrents. Avec 30 ans de vie, cet avion coûtera 100 millions de francs par année. Par rapport au budget 2015, ça représente 14 centimes pour chaque centaine de francs dépensés par l'Etat. Il faut y ajouter le même montant pour le fonctionnement et l'entretien, a déclaré M. Maurer.

Si on refuse à notre armée de l'air un armement moderne, ce n'est rien d'autre qu'une abolition camouflée de l'armée. Et c'est exactement ce que veulent les opposants à l'acquisition des nouveaux avions de combat, a lancé Ueli Maurer.

Indépendance et sécurité

Le 18 mai, il s'agit de dire si notre pays veut avoir une armée opérationnelle et si nous voulons pouvoir protéger son indépendance. En résumé, a dit Ueli Maurer, il s'agit de savoir "si nous sommes décidés à honorer la promesse de la Constitution fédérale qui stipule que la Confédération suisse protège la liberté et les droits du peuple et elle assure l'indépendance et la sécurité du pays".

Avant de prendre position sur l'achat du Gripen, les délégués ont pu entendre les arguments des partisans et des opposants représentés respectivement par le conseiller aux Etats Alex Kuprecht (UDC/SZ) et la conseillère nationale Barbara Gysi (PS/SG).

Pour le Schwyzois, le Gripen est le bon avion pour la Suisse, les risques financiers ont été réduits à un minimum et la totalité de cette acquisition passe par le budget ordinaire de l'armée. Pour la socialiste, le Gripen est cher, n'existe que sur le papier et la flotte actuelle de FA/18 est suffisante pour assurer la police du ciel.