Tweet islamophobe: amende et peine pécuniaire avec sursis contre un ancien UDC

La justice zurichoise a condamné lundi un ancien politicien local UDC à 75 jours-amende à 120 francs avec sursis, ainsi qu'à une amende de 1800 francs pour publication de propos islamophobes sur Twitter.

19 mai 2014, 18:21
epa03939667 An illustration image of a Twitter logo on a keyboard, pictured in The Hague, The Netherlands, 07 November 2013. Twitter will make its Wall Street debut on 07 November with a price tag of 26 US dollars per share, bidding to raise up to 2.1 billion US dollars in the most eagerly awaited stock offering since Facebook. A tweet from the company said it would offer 70 million shares on the New York Stock Exchange, generating 1.82 billion US dollars, and give underwriters a 30-day option to purchase an additional 10.5 million shares of common stock.  EPA/LEX VAN LIESHOUT

Publier des propos islamophobes sur Twitter constitue un acte de discrimination raciale. Fort de cet avis, le Tribunal de district d'Uster (ZH) a condamné lundi un ancien politicien local UDC à 75 jours-amende à 120 francs avec sursis, ainsi qu'à une amende de 1800 francs.

Agé de 37 ans et membre de la commission scolaire d'un arrondissement de la Ville de Zurich au moment des faits, Alexandre Müller avait twitté en juin 2012: "Peut-être avons-nous à nouveau besoin d'une Nuit de Cristal... cette fois-ci contre les mosquées".

Il faisait ainsi allusion à l'incendie de 200 synagogues, à la destruction de commerces juifs et à l'assassinat de centaines de juifs en une nuit. Une action meurtrière orchestrée par le régime nazi de l'Allemagne du troisième Reich en 1938.

Le tribunal n'a en revanche pas pris en considération d'autres tweets au contenu délicat. En cause, la manière avec laquelle la justice se les était procurés.

La police avait en effet reçu la liste des tweets de deux sociétés américaine et canadienne, spécialisées dans l'enregistrement des communications sur les réseaux sociaux. Une interdiction d'utilisation a donc été prononcée.

On ne sait pas encore si l'ancien politicien UDC acceptera ce verdict. Son défenseur a déclaré vouloir d'abord étudier en profondeur l'argumentation du tribunal.