Transport aérien: une compagnie suisse veut opérer des vols low cost vers l'Amérique du Nord

Une nouvelle compagnie aérienne suisse low cost pourrait bientôt prendre son envol. Swiss Skies ambitionne d'opérer des vols depuis Bâle vers l'Amérique du Nord notamment. La société prévoit des billets jusqu'à 30% moins chers que ses concurrentes.

10 sept. 2018, 16:22
La nouvelle compagnie veut opérer depuis l'aéroport de Bâle-Mulhouse.

Un ex-pilote de Ryanair et trois associés veulent lever 100 millions de dollars (environ 97 millions de francs) pour lancer une nouvelle compagnie aérienne. Basée à l'aéroport de Bâle, la société compte proposer des vols low cost vers l'Amérique du Nord, ont indiqué les fondateurs au quotidien Financial Times paru lundi.

Alors que le secteur aérien a été récemment ébranlé par la faille du bernois Skywork et, plus loin, celle d'Air Berlin, les porteurs du projets visent un lancement mi-2019 s'ils parviennent à lever suffisamment de fonds. Leur modèle d'affaires prévoit des coûts inférieurs à 30% à celle des compagnies aériennes établies.

A l'instar des autres compagnies à bas coûts, les prix des billets seraient avantageux, mais les passagers devront payer leurs suppléments tels que la nourriture, le divertissement multimédia, les bagages et le placement en cabine.

 

Nous avons élaboré un réseau complet, mais nous ne voulons dans l'immédiat le dévoiler dans la presse en raison de la concurrence."
Armin Bovensiepen, un des trois fondateurs de Swiss Skies

 

La compagnie aérienne - qui n'a pas encore de nom mais qui porte le nom de projet Swiss Skies - mise aussi sur un seul type d'avion, le moyen-courrier Airbus A321neo, d'une capacité de plus de 200 sièges et capable de voler sur une distance de 7400 km.

Hormis les Etats-Unis, le transporteur vise aussi les Caraïbes, l'Asie, le Moyen-Orient et le Brésil qui seraient desservis à partir de quelques aéroports secondaires européens.

"Nous avons élaboré un réseau complet, mais nous ne voulons dans l'immédiat le dévoiler dans la presse en raison de la concurrence", a indiqué au journal britannique Armin Bovensiepen, un des trois fondateurs, un ancien d'Air Berlin et Austrian Airlines.