Trafic routier: le nombre d'heures de bouchons continue d'augmenter

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes. Le nombre d'heures de bouchons a continué de progresser l'an dernier. Les autoroutes sont particulièrement impactées, en particulier entre Genève et Lausanne, ainsi qu'en direction d'Yverdon ou de Vevey.

11 juin 2018, 18:33
Les embouteillages continuent d'augmenter en Suisse.

Le nombre d'heures de bouchons a continué d'augmenter l'an dernier, en particulier sur les autoroutes près de Lausanne, selon l'Office fédéral des routes (OFROU). De nombreux tronçons de route nationale ont atteint la limite de leur capacité dans les agglomérations.

Le déplacement du gros des embouteillages, de l'agglomération zurichoise vers l'arc lémanique, s'est poursuivi l'an dernier, note l'OFROU dans son rapport sur la fluidité du trafic publié lundi. Le contournement de Lausanne a été particulièrement saturé, avec 200 heures de bouchons de plus qu'en 2016, sur l'A1 entre Lausanne et Genève ainsi que sur l'A1 vers Yverdon et sur l'A9 vers Vevey.

En 2017, neuf heures d'embouteillage sur dix étaient imputables à des goulets d'étranglement, précise en outre l'OFROU. Par conséquent, le trafic s'est reporté sur les routes cantonales et urbaines, "ce qui ne va pas dans le bon sens". Le volume de trafic a pour la première fois augmenté plus fortement sur ces routes dites secondaires que sur le réseau des routes nationales.

En savoir plus : Le communiqué de presse de l'Office fédéral des routes (OFROU)

La circulation a été ralentie en 2017 pendant 25'853 heures sur ces dernières, ce qui correspond à une hausse de 7,4% par rapport à l'année précédente, selon l'OFROU. La surcharge de trafic reste la première cause des bouchons, avec 22'949 heures qui lui étaient imputables, soit 89% du total. Le nombre d'heures d'embouteillage causées par des accidents s'est accru, passant de 2420 à 2504 heures.

L'impact des chantiers à la baisse

En revanche, la tendance à la baisse du nombre d'heures d'embouteillage causées par des chantiers s'est poursuivie. Celles-ci ont encore diminué d'un tiers pour s'établir à 236 heures, soit moins de 1% du nombre total d'heures de bouchons. Les efforts de l'OFROU pour réaliser des travaux essentiellement aux heures de faible affluence s'avèrent payants, fait remarquer l'office.