Terrorisme: la Suisse est prête à faire face à une menace

Les 52 heures d’exercice antiterroriste effectuées en novembre 2019 ont été concluantes. Le Conseil fédéral mettra en œuvre huit recommandations et les cantons agiront dans d’autres domaines, notamment le processus de conduite intercantonaux.

13 janv. 2021, 11:27
En novembre 2019, la Suisse a testé ses capacités à affronter une menace terroriste durable.

La Suisse est prête à faire face à une menace terroriste au niveau opérationnel. C’est ce qui ressort du rapport final sur l’exercice du Réseau national de sécurité mené en 2019. Plusieurs recommandations sont cependant adressées à la Confédération et seront mises en œuvre, a décidé mercredi le Conseil fédéral.

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L’exercice réalisé du 11 au 13 novembre 2019 visait à vérifier la capacité de la Suisse à maîtriser une menace terroriste persistante. Quelque 2000 cadres issus de 70 états-majors appartenant à la Confédération et aux cantons y avaient participé.

Le Conseil fédéral s’est engagé à mettre en œuvre huit recommandations pour lesquelles la coordination incombe à des services fédéraux. Les cantons qui ont pris connaissance en novembre du rapport agiront dans les autres domaines qui les concernent.

Parmi les améliorations à apporter figure par exemple la mise en place de processus de conduite intercantonaux contraignants au sein des corps de police ainsi que des ordres d’opérations uniformes. Par ailleurs, la communication de crise au niveau politique en situation de crise nationale sera intégrée à un prochain exercice.

En savoir plus : Consultez le rapport final sur l’exercice du Réseau national de sécurité

Les menaces d’extrémisme violent à même d’être endiguées en Suisse

En Suisse, les bases légales, qu’elles soient déjà ou bientôt en vigueur, sont en mesure d’endiguer les menaces d’extrémisme violent. C’est ce que conclut un rapport approuvé mercredi par le Conseil fédéral.

Le rapport donne suite au postulat de la conseillère nationale Ida Glanzmann-Hunkeler (PDC/LU). Son texte souligne que les mesures prises pour endiguer l’extrémisme visent souvent à prévenir uniquement le terrorisme mais qu’il manque des instruments de lutte contre l’extrémisme violent.