Téléphonie mobile: le National refuse d’accélérer la recherche sur les effets de la 5G

En enterrant une motion, le National a refusé lundi d’accélérer la recherche sur les effets sanitaires de la 5G. De nombreuses antennes supplémentaires sont installées et les demandes de moratoires se multiplient dans les cantons.

14 sept. 2020, 22:19
Le National n'a pas réussi à accélérer les recherches sur les effets de la téléphonie mobile sur la santé (photo d'illustration).

Le déploiement de la 5G préoccupe la population. Malgré cette confiance érodée, le National a enterré lundi par 102 voix contre 75 une motion de commission demandant d’accélérer la recherche sur les effets sanitaires de la téléphonie mobile.

La motion réclamait une surveillance de l’exposition de la population au rayonnement non ionisant, la création d’un service de consultation de médecine environnementale et l’intensification de la recherche sur les effets de la téléphonie mobile sur la santé. Ces mesures, préconisées en novembre dernier par le groupe de travail «Téléphonie mobile et rayonnement», devraient être mises en œuvre au plus tôt, a indiqué pour la commission Benjamin Roduit (PDC/VS).

Le temps presse

Des incertitudes demeurent en effet quant aux effets sur la santé. Le groupe de travail n’avait pas réussi à se mettre d’accord sur les éventuelles adaptations des valeurs limites visant à protéger les gens du rayonnement non ionisant. «Et le calendrier prévu par la Confédération laisse présager le pire: beaucoup d’études ne devraient aboutir qu’en 2022», a poursuivi le Valaisan.

Le temps presse pourtant. De nombreuses antennes supplémentaires sont installées. Et les demandes de moratoires se multiplient dans les cantons. Mais rien n’y a fait. La cheffe du Département des télécommunications Simonetta Sommaruga a reconnu la nécessité de restaurer la confiance, mais elle a souligné que le texte ne pouvait pas être mis en œuvre en quelques semaines.

Il y a des règles relatives aux adjudications qu’il faut respecter, a-t-elle souligné. Et la Confédération n’est pas restée les bras croisés: l’ensemble des demandes du groupe d’experts est sur les rails. Le service de consultation de médecine environnementale devrait par exemple être mis en place d’ici fin 2022 au plus tard.

La droite a aussi rejeté la motion. «Demander de nouveaux rapports ne fera qu’apporter du retard au retard», a déclaré Marcel Dobler (PLR/SG). Il s’agit de mesures dilatoires, selon lui.