Syrie: Barack Obama ne s'est pas encore décidé sur une intervention américaine

Le président américain Barack Obama a annoncé mercredi qu'il n'a pas encore pris sa décision quant à une éventuelle intervention armée en Syrie.

29 août 2013, 07:08
Barack Obama a indiqué mercredi qu'il n'avait pas encore pris de décision sur la réaction américaine à l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Si toutefois les Etats-Unis intervenaient, ce serait pour dissuader le régime de recommencer.

Barack Obama a indiqué mercredi qu'il n'avait pas encore pris de décision sur la réaction américaine à l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Si toutefois les Etats-Unis intervenaient, ce serait pour dissuader le régime de recommencer.

Assurant que son pays avait conclu à la responsabilité du gouvernement de Bachar al-Assad quant à l'attaque chimique meurtrière de la semaine dernière près de Damas, le président des Etats-Unis a aussi écarté une implication directe de son pays dans la guerre civile syrienne, a-t-il déclaré dans un entretien à la télévision publique PBS.

"Je n'ai pas encore pris de décision" sur une action en Syrie, a indiqué le président, dans ses premiers commentaires publics depuis vendredi dernier sur ce dossier.

Pendant le week-end, alors qu'émergeaient les détails de l'attaque qui aurait fait plusieurs centaines de morts, les Etats-Unis ont considérablement durci le ton contre la Syrie, au point qu'une intervention armée, comme des tirs de missiles de croisière contre des équipements ou symboles du pouvoir de Bachar al-Assad semblent désormais probables à court terme.

Ne pas appuyer la rébellion

Le président Obama a toutefois rejeté l'idée d'une intervention américaine destinée à appuyer la rébellion, alors que le pouvoir syrien est en butte à une révolte populaire déclenchée début 2011. Cette dernière s'est militarisée et a dégénéré en guerre civile qui a fait plus de 100'000 morts selon l'ONU.

Un "engagement direct militaire" des Etats-Unis dans la guerre civile "ne serait pas bénéfique à la situation sur le terrain", a-t-il estimé.

L'idée sous-jacente à la réaction des Etats-Unis et de leurs alliés serait, a-t-il expliqué, que le gouvernement syrien "reçoive un message assez fort sur le fait qu'il ferait mieux de ne pas recommencer".