Suisse: il y a toujours trop de particules fines dans l'air

L'ozone, les poussières fines et le dioxyde d'azote ont certes diminué dans l'air ces vingt dernières années en Suisse. Mais elles sont toujours trop nombreuses pour respecter la limite fixée pour la protection de la santé.
09 oct. 2013, 12:27
La qualité de l'air s'est nettement améliorée en Suisse ces vingt dernières années. La plupart des valeurs limites d'immission sont aujourd'hui respectées, sauf pour l'ozone, les poussières fines et le dioxyde d'azote.

La qualité de l'air s'est nettement améliorée en Suisse ces vingt dernières années. La plupart des valeurs limites d'immission sont aujourd'hui respectées, sauf pour l'ozone, les poussières fines et le dioxyde d'azote.

La plupart des valeurs limites d’immission fixées pour la protection de la santé et de l’environnement sont aujourd’hui respectées. Dans le cas du dioxyde de soufre, du monoxyde de carbone et du plomb, les valeurs mesurées sont même largement inférieures aux valeurs limites, selon le rapport 2012 du Réseau national d'observation des polluants atmosphériques (NABEL) publié mercredi.

Pour l'ozone, les poussières fines et le dioxyde d'azote, la situation s'est certes améliorée, mais ces polluants restent trop importants et leurs valeurs limites sont régulièrement dépassées.

Politique conséquente

Sachant qu'un être humain respire chaque jour 15'000 litres d'air, il est indispensable de continuer d’appliquer une politique conséquente en matière de protection de l’air, souligne le rapport chapeauté par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Les apports élevés de substances acidifiantes et de composés azotés représentent en outre une menace pour les écosystèmes sensibles que sont les forêts et les hauts-marais.

Il faut en particulier continuer de réduire les rejets d’oxydes d’azote, d’ammoniac, de composés organiques volatils, de poussières fines respirables et de substances cancérogènes, comme les suies de diesel et les immissions dues à la combustion du bois ou le benzène.

Les possibilités techniques doivent être exploitées pleinement pour toutes les sources de pollution. Mais les rejets de substances polluantes dépendent aussi de l’évolution de la mobilité, de la consommation d’énergie, de la production industrielle et agricole et de la consommation, rappelle l'OFEV.