St-Gall: prison avec sursis pour viol et abus sexuels sur des adolescentes

Un Turc de 28 ans a été condamné mercredi à St-Gall à deux ans de prison avec sursis pour avoir violé et abusé sexuellement d'adolescentes. Il trouvait ses victimes sur Facebook.
28 sept. 2016, 18:21
A la peine de prison avec sursis s'ajoute une peine pécuniaire avec sursis de 350 jours-amendes à 100 francs.

Un Turc de 28 ans qui trouvait ses victimes sur Facebook a été reconnu coupable de viol, de contraintes sexuelles et d'abus sexuels sur des jeunes filles âgées de 13 à 17 ans. Le tribunal de district à Uznach (SG) l'a condamné mercredi à deux ans de prison avec sursis.

Le procès s'est déroulé la semaine passée à huis clos afin de protéger les victimes. Le jugement a été rendu mercredi à Uznach. Le prévenu a profité de naïveté des adolescentes, a déclaré le président du tribunal.

A la peine de prison avec sursis s'ajoute une peine pécuniaire avec sursis de 350 jours-amendes à 100 francs. La peine probatoire est de trois ans. Le prévenu doit verser 15'000 francs de dommages-intérêts à la jeune fille qui a porté plainte pour viol.

Les parents d'une adolescente alors âgée de 16 ans ont porté plainte contre le prévenu en février 2014. Ils l'accusaient d'avoir violé leur fille dans sa voiture. L'homme, qui habite dans le canton d'Argovie, avait fait sa connaissance par l'intermédiaire de Facebook.

Rencontres sur Facebook

Il a aussi utilisé le réseau social Facebook pour rencontrer les neuf autres victimes. Elles l'accusent d'abus sexuels. Le prévenu cherchait sur Internet uniquement des adolescentes, leur faisait des compliments et tentait d'établir un rapport de confiance avec elles, selon le procureur.

Le prévenu a aussi filmé chaque rencontre avec les adolescentes. Il a ensuite partagé les images avec des amis sur Internet. Il a envoyé des images à caractère pornographique à des jeunes filles. Il a aussi forcé certaines à faire des photos et des vidéos pornographiques pour lui.

Le prévenu a contesté le viol de la jeune fille de 16 ans. Selon lui, il est normal d'avoir une relation sexuelle quand on s'aime bien. L'adolescente a déclaré qu'elle ne voulait rien de plus que discuter et échanger des baisers. Lorsqu'il l'a déshabillée de force, elle s'est défendue, mais il a continué.

La défense a plaidé une peine de 15 mois de prison avec sursis. Selon l'avocat, toutes les jeunes filles étaient consentantes pour une relation sexuelle. Il reconnaît toutefois que son client aurait dû savoir que certaines étaient encore mineures.

Le procureur a requis quatre ans de prison. Selon lui, le prévenu s'est rendu coupable de viol, de contraintes sexuelles, d'abus sexuels sur des enfants et de pornographie.