Si l'on veut davantage de sécurité, pas de miracle, il faut engager davantage de policiers

Pour le président des commandants des polices cantonales, si l'on veut plus de sécurité dans les rues suisses, il faut engager davantage de policiers ou alléger leur travail administratif, qui leur prend la moitié de leur temps.

25 août 2018, 16:43
Pour Stefan Blättler, pour augmenter la sécurité, il faut impérativement augmenter les effectifs policiers (archives).

Il n'y a pas de remède miracle pour lutter contre l'augmentation de la violence dans l'espace public. Augmenter la présence policière est la première mesure à prendre, estime Stefan Blättler, président de la Conférence des commandants des polices cantonales.

"La violence dans l'espace public suit un modèle connu", a précisé samedi M. Blättler sur les ondes de la radio SRF. Les conflits surviennent avant tout le week-end, à certaines heures et à certains endroits névralgiques, tels que les parkings, les gares, les arrêts, les bars et les boîtes de nuit.

"Si la police est présente aux heures critiques dans ces lieux sensibles, elle a un effet modérateur. C'est ce que montre notre expérience", a ajouté M. Blättler, commandant de la police cantonale bernoise depuis 2006. "Mais plus de présence, c'est plus de personnel", poursuit-il, sans pour autant chiffrer les besoins.

Trop de travail de bureau

Répondre à l'augmentation de la violence, ce n'est pas seulement déployer davantage de policiers sur le terrain, aux yeux de M. Blättler. L'augmentation de la charge administrative à laquelle doivent faire face les policiers ces dernières années constitue un autre problème. "Aujourd'hui, le policier passe plus de la moitié de son temps de travail devant un écran d'un ordinateur", a ajouté M. Blättler.

Cette charge administrative supplémentaire est en partie due au nouveau Code du procédure pénale (CPP). Sur ce point, les commandants de police, en collaboration avec les ministères publics, cherchent à alléger le travail des policiers.